Coronavirus : l’Opep stoppe la chute du prix des carburants

Pour stopper la chute du prix du pétrole et des carburants du fait du confinement, les membres de l’Opep réduiront de 9,7 millions de barils/jour leur production en mai et juin. Gazole et essence devraient voir leurs prix se stabiliser.

919
Coronavirus Opep

Après une semaine d’intenses négociations, l’Opep s’est accordée pour réduire sa production de 9,7 millions de barils/jour (mbj) en mai et juin 2020 afin de stopper la chute des cours du brut consécutive à la baisse de consommation due au confinement. La réduction tombera à 7,7 mbj au second semestre, puis à 5,22 mbj jusqu’en mai 2022. Cet épilogue met fin à la guerre des prix dans laquelle les membres de l’Opep s’étaient engagés pour préserver leurs ventes, alors que la pandémie de covid-19 a provoqué une réduction de 20 à 30 % de la consommation mondiale.

Frein sur la transition énergétique

Mais cette réduction ne devrait pas faire remonter fortement les prix des carburants à la pompe. Depuis un an, le gazole B7 a vu son prix baisser de 16,3 centimes d’euro par litre, tandis que le sans plomb 98 E5 perdait 26,9 €c/l et le sans plomb 95 E5 s’effritait de 31,1 €c/l. Les prix, qui se sont stabilisés début avril, devraient rester à leur niveau actuel jusqu’au moins la fin de la pandémie. Au final, c’est la transition énergétique qui devrait faire les frais de cette guerre du pétrole. D’abord parce que ce sont principalement les gains sur les ventes de pétrole qui permettent de la financer ; ensuite, parce qu’un pétrole à 34-35 dollars par baril est trop compétitif par rapport aux énergies électrique, hydrogène et peut-être même gazeuse.

PARTAGER SUR