Covid-19 : l’automobile en forte chute en 2020 selon IHS Markit

D’après le cabinet d’études IHS Markit, à l’échelle mondiale, les ventes de véhicules légers vont reculer de 22 % en 2020, et la production de 21,1 %. Avec des différences selon les régions du monde.

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automobile IHS Markit

Un recul qui se situerait dans un contexte de baisse de 3 % du PIB à l’échelle mondiale, « avec une très forte réduction de la demande et des approvisionnements à court terme, suivie par une reprise modérée », souligne IHS Markit. Et des situations hétérogènes selon les régions du globe.

En Chine, où la plupart des usines et des concessions se sont remises au travail, le cabinet d’études anticipe une baisse de 15,5 % des ventes de VN, soit un total de 21 millions d’immatriculations cette année. Un repli dû à une demande affaiblie de la part des consommateurs, qui rend impossible le retour aux capacités opérationnelles d’avant la crise. Sans oublier non plus une possible seconde vague d’épidémie qui pourrait peser sur la reprise.

Chine, États-Unis, Europe

Aux États-Unis, la baisse des ventes pourrait atteindre 26,6 % par rapport à 2019, soit au total 12,5 millions d’immatriculations cette année. Selon HIS Markit, « les ventes d’avril et mai pourraient être historiquement basses, avec des restrictions qui pourraient se poursuivre dans la plus grande partie du pays. » Pour mémoire, les ventes les plus basses ont été atteintes en 1981, avec 8,8 millions de véhicules immatriculés.

Du côté de l’Europe, le cabinet prévoit un repli de 24,9 % à 13,6 millions de ventes de véhicules neufs vendus. Avec des situations contrastées selon les pays. En Italie, en Espagne, en France et au Royaume-Uni, le confinement se poursuit de fait, alors que les marchés allemand, danois, autrichien et tchèque sont en train de rouvrir.

La production en forte baisse

Pour la production, IHS Markit avance une baisse de 21,1 % à l’échelle mondiale, soit 18 8 millions de véhicules neufs en moins par rapport à 2019. Avec l’impact le plus fort attendu au premier semestre : – 24 % au premier trimestre et – 44 % au second trimestre du fait de l’intensification des mesures de confinement. Sur l’année, le cabinet d’études anticipe une baisse de 35 % au premier semestre et de 8 % au second semestre.

Avec à nouveau des différences dans le monde. En Chine, plus de la moitié des usines ont ainsi retrouvé leurs pleines capacités fin mars. « Mais le rythme de la production a été aligné avec les niveaux des stocks et des demandes », commente IHS Markit. Et le mois d’avril reste encore à un bas niveau. En Europe, des différences apparaissent. Alors que certains constructeurs commencent actuellement à rouvrir leurs chaînes de production, dans d’autres pays, comme la France et le Royaume-Uni, les gouvernements ont prévenu qu’une activité significative ne reprendrait au mieux qu’au mois de mai.

Pas de reprise avant mai

En Amérique du Nord, les fermetures actées début mars devraient se poursuivre au moins jusqu’à début mai. « Durant ces neufs semaines, environ 2,75 millions de véhicules neufs n’ont pas été produits », note IHS Markit. Qui pointe le risque de voir cette situation se poursuivre alors que le coronavirus continue à toucher différentes régions des États-Unis. Au Japon enfin, les baisses pourraient s’accentuer, alors que la situation nationale se détériore et que les exportations se sont drastiquement réduites. »

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