Covid-19 : quelles perspectives pour les flottes ?

Après avoir réalisé un premier sondage consacré à l’impact du covid-19 sur les flottes et la mobilité fin mars, Nexus Communication a publié les résultats d’une deuxième vague de réponses, recueillies cette fois fin avril.

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COVID-19 Nexus

Pour cette mise à jour, le spécialiste de la communication BtoB dans le domaine des flottes automobiles Nexus Communication a recueilli en ligne les réponses de 600 membres de sa communauté issus de 38 pays entre le 27 avril et le 1er mai 2020, dont 41 % d’acheteurs et 59 % de fournisseurs. 80 % des sondés avaient alors repris le travail à temps plein.

Parmi les acheteurs, seuls 33 % ont déclaré que la crise avait eu un impact majeur sur leur activité, contre 40 % lors de la première vague de l’étude. De plus, 63 % d’entre eux ont estimé que la crise ne menaçait pas leur emploi. Et si 57 % ont indiqué que les revenus de leur entreprise avaient diminué, 93 % sont convaincus que celle-ci survivra à la crise.

Un retour à la normale attendu plutôt fin 2020 ou début 2021

Les avis varient quant à la reprise : 17 % des acheteurs s’attendent à ce que l’activité de leur entreprise revienne à la normale au troisième trimestre 2020 et 33 % au quatrième trimestre 2020, tandis que 28 % anticipent une reprise d’ici le premier trimestre 2021, 11 % d’ici le deuxième trimestre 2021 et 11 % à un stade ultérieur. À la date de l’étude, dans 85 % des cas, l’entreprise a interdit les voyages jusqu’à fin avril (5 %), fin mai (37 %), fin juin (20 %), fin septembre (11 %) et même jusqu’à la fin de l’année (12 %).

Les acheteurs veulent tirer avantage de cette période en apportant de la valeur ajoutée à leur entreprise (69 %) et en accroissant leur expertise en gestion de flotte et de mobilité (58 %). Certains souhaitent également en profiter pour se renseigner plus avant sur leurs fournisseurs (38 %), sur l’e-mobilité (32 %) ou encore sur la connectivité (32 %).

En vue de réduire l’impact de la pandémie sur leur flotte à court terme (moins de six mois), les acheteurs vont principalement étendre leurs contrats de location (42 %) – ce que recommandent 75 % des fournisseurs – et stopper les commandes de nouveaux véhicules (42 %). 24 % prévoient aussi de réduire la mobilité partagé et 17 % de restituer ou vendre des véhicules. À noter que 17 % ont déclaré qu’ils ne feraient rien.

Peu de changements à long terme dans la gestion de flotte

À long terme (plus de six mois), la majorité des acheteurs ne prévoit pas à de changement majeur dans la gestion de la flotte. Néanmoins, certains anticipent une hausse de l’usage de la « mobilité intelligente » (34 %), de l’intégration de la télématique (29 %), du recours à la location (29 %) et de l’adoption de l’électrique (26 %). 35 % s’attendent également à une réduction de leur parc.

À titre de comparaison, 69 % fournisseurs pensent à l’inverse que les entreprises vont réduire la taille de leur flotte et 50 % que la crise va ralentir la stratégie d’électrification de leurs clients. Ils se montrent toutefois plus optimistes concernant les appels d’offres : 62 % s’attendent toujours à ce que leurs clients repoussent leurs appels d’offres en location, contre 84 % lors de la première étude, mais ils ne sont désormais une minorité à l’anticiper pour les appels d’offres liés aux constructeurs (49 %), à la mobilité (49 %) et à la télématique (37 %) (contre respectivement 86 %, 83 % et 75% dans la première étude).

Une baisse anticipée du TCO en 2020

Côté TCO, 42 % des acheteurs anticipent une baisse du coût total de leur flotte durant l’année – un avis partagé par 44 % des fournisseurs concernant les flottes de leurs clients. Les acheteurs s’attendent plus précisément à ce que la valeur résiduelle des véhicules diminue (56 %), mais aussi le coût des pneus (36 %), de la maintenance-réparation (32 %), de l’assurance (26 %) ou encore des taux d’intérêt (26 %). Inversement, 23 % des acheteurs prévoient une augmentation du TCO de leur parc (27 % des fournisseurs), principalement en raison d’une hausse des taux d’intérêt (26 %) et de maintenance-réparation (24 %).

Seule une minorité d’acheteurs prévoit de changer de prestataires, qu’il s’agisse de fournisseurs de technologies (20 %), de loueurs (16 %), de constructeurs (16 %), de fournisseurs de carburants (10 %) ou d’assureurs (9 %). Dans 2 % des cas, les acheteurs cherchent à réduire les coûts, mais 15 % pointent un manque de flexibilité, 11 % un manque de communication et 11 % l’absence de conseil. De fait, 64 % des acheteurs attendent aujourd’hui des conseils de leurs fournisseurs, 52 % des innovations, 50 % plus de communication et 44 % des remises.

Mobilité, communication : vers une distanciation à long terme ?

Autre enseignement : la quasi-totalité des acheteurs estime que l’usage du télétravail va augmenter après la crise (95 %). 58 % d’entre eux pensent également que le recours au vélo va progresser. Au contraire 52 % anticipent une réduction de l’usage des transports en commun et 40 % de l’autopartage. 43 % considèrent de plus que les espaces de travail partagé seront moins utilisés.

Enfin, l’étude dévoile que, pour s’informer, les acheteurs se basent principalement sur une information directe de leurs fournisseurs (75 %) et sur les média numériques (69 %). Suivent les webinaires (53 %), les magasines B2B (30 %) et les consultants externes (16 %). Côté médias, ils privilégient la communication via les webinaires (74 %), les newsletters (67 %), les sites web (57 %) et les ateliers numériques (46 %), bien plus que les podcasts (29 %), les événements (28 %), les vidéos (27 %) et les réseaux sociaux (26 %).

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