Dacia Sandero 1.4 MPI

Dacia met la barre nettement au dessus de la Logan 4 portes en termes de confort, de polyvalence et de prestations. Une vraie citadine sans point faible au prix d’une familiale : sans équivalent à ce jour. Future star des flottes ?

- Magazine N°142
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Dacia Sandero 1. 4 MPI

La Logan était handicapée par ses quatre portes et sa malle arrière (et un physique ingrat) alors que sa version break MCV péchait par une longueur totale incompatible avec nos habitudes de maniabilité pour ce segment. Cela n’a pas empêché Dacia de se faire une très belle place en Europe et en France grâce à un prix plus que compétitif et malgré une relégation des modèles au fond des showrooms Renault. La nouvelle petite sœur Sandero risque bien de rebattre ces cartes chez Dacia-Renault (à quand un vendeur dédié ?) mais aussi dans le segment du « low cost » à moins de 10 000 €. En effet, face à des citadines équivalentes en prix, telles la nouvelle Chevrolet Aveo 3 portes, la Fiat Panda ou encore une Renault Clio Campus ou une Peugeot 206, la Sandero fait mieux partout ! Quelle est cette recette miracle ?

Une fois n’est pas coutume, c’est d’abord sur la banquette arrière que nous débutons notre essai, à raison de 4 journalistes par voiture. Première surprise, et de taille (sans jeu de mot) : il y a plus d’espace aux genoux et en garde au toit qu’à bord d’une Renault Mégane ! Quatre grands gaillards et leurs bagages logent confortablement : très inhabituel sauf, par exemple, sur des essais Audi A8… Et le coffre engloutit tout notre équipement avec ses 320 l (1,2 m3 banquette abattue). De plus, la qualité de fabrication et la finition n’ont rien à envier aux productions polonaises, coréennes ou même hexagonales avec des matériaux valorisants et une planche de bord plus affriolante que sur la Logan. Notre étonnement n’est pas terminé puisque, sur les mauvaises routes de la côte Dalmate, les suspensions typées Renault assurent un très bon confort, en amortissement comme en tenue de la caisse.

Le compte est bon

Vient le tour de votre serviteur de prendre le volant après 150 km d’une cavalcade endiablée de mes trois confrères : pas de fatigue, pas de courbature, pas de mal de mer, une vraie limousine ! La position de conduite est très correcte à condition de choisir le niveau 3 de finition (Lauréate,9 300 €) avec le volant réglable en hauteur pour les grands gabarits. Et il faudra déjà avoir opté pour le 2ème niveau de finition Ambiance (8 500 €) pour disposer de l’assistance à la direction (hydraulique et non électrique pour des réparations facilitées hors Europe). Le niveau Lauréate vous permettra aussi de ne plus tourner les manivelles des vitres avant et de vous pencher pour régler le rétroviseur droit. Mais la climatisation est en option à 890 € ! Précisons par ailleurs que la Sandero s’équipe en série de l’amplificateur de freinage d’urgence (AFU) en plus de l’ABS mais que l’ESP n’est toujours pas proposé, même en option. Cela étant, la tenue de route se révèle saine à l’usage avec une grande rigueur du comportement et un agrément de conduite équivalent à une Clio 2.

Bref, un sans-faute pour les prestations dynamiques. Evidemment, pour rouler en charge, mieux vaut choisir le 1. 6 MPI de 90 ch (+ 500 €) mais, comparativement, ce 75 ch et sa culasse à 8 soupapes remplit plus qu’honorablement son office. Le seul souci réside dans son niveau d’émissions de CO2 : à 165 g/km (200 € de malus). Quant au 90 ch, il passe à 170 g et 750 € de malus. A noter que des versions 1. 5 dCi de 65 ou 85 ch (120 g de CO2, + 2 000 € au minimum) ainsi que des déclinaisons GPL et E85 sont prévues pour 2009.

Notre avis

Bien

Excellentes prestations dynamiques

Belle qualité de fabrication

Prix ultra compétitif.

A revoir

Image peu valorisante (pour qui s’en soucie)

Pas d’ESP, même en option

Niveau 1 et 2 indigents en équipement

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