Daniel Delacoux, propriétaire d’un taxi dans l’Indre « Sur le marché du VO, les anciens taxis sont recherchés »

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Daniel Delacoux, propriétaire d’un taxi dans l’Indre

S’il y a bien un secteur où la question du financement du véhicule professionnel se pose avec acuité, c’est bien celui des taxis. « Une voiture qui roule tous les jours ne fait pas quatre ans », explique d’emblée Daniel Delacoux, propriétaire d’un taxi dans l’Indre. D’où la nécessité de trouver des financements adaptés à des véhicules qui, par définition, s’usent très vite. Daniel Delacoux, qui est aussi président de la fédération départementale des artisans du taxi de l’Indre, explique que la diversité des situations est très liée au tempérament du propriétaire. « Il y a ceux de la vieille école qui construisent une trésorerie au fil du temps, mais ils sont de moins en moins nombreux. Il y a ceux qui arrivent dans cette profession suite à un accident de parcours, avec une prime de licenciement… Chaque cas est différent et la décision dépend de la situation familiale, du type de véhicule, etc. »

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte, mais en tout état de cause, le financement doit assurer le passage d’un véhicule à une autre. Beaucoup se limitent à faire jouer la concurrence entre établissements financiers pour obtenir des crédits aux meilleurs taux et ce, sur des délais courts, soit trois ou quatre ans. Il s’agit ensuite de revendre l’ancien véhicule sur le marché de l’occasion, ce qui n’est pas forcément facile en temps de crise. « Ce n’est pas vrai, rétorque Daniel Delacoux, nous continuons d’être très sollicités par les spécialistes de l’occasion car nos véhicules, souvent des modèles de marques « premium » possédant des moteurs puissants et fortement kilométrés, sont toujours très demandés. Pour nous, l’essentiel est de ne pas perdre d’argent sur ce type d’opération ». La LOA peut être une alternative. « Mais attention aux contrats, prévient Daniel Delacoux. Ils ne sont pas toujours favorables. À titre d’exemple, lorsque l’on souhaite changer de véhicule avant l’échéance du contrat, les conditions de rachat peuvent être moins favorables. En revanche, en cas de difficultés financières, ce type de financement peut être intéressant ». Quant à la LLD, pour Daniel Delacoux, elle ne convient pas au fort kilométrage des véhicules.

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