Des normes CO2 plus sévères pour les VUL

Après avoir imposé aux constructeurs automobiles de ramener le taux d’émissions de CO2 des véhicules particuliers à 120 g/km d’ici à 2012, Bruxelles leur demande cette fois de faire des efforts avec leurs VUL (véhicules utilitaires légers).

- Magazine N°153
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Le nouveau projet de réglementation fait l’objet de vives discussions depuis plusieurs semaines. Son adoption par la Commission européenne, prévue initialement le 7 octobre dernier a déjà été reportée une première fois à la fin octobre. Elle pourrait aujourd’hui être renvoyée à une session de l’exécutif communautaire en 2010, selon l’agence Reuters. Les recommandations émises dans le projet de directive (limiter les rejets de C02 des utilitaires à 175 g/km en 2013, puis à 135 g en 2020) sont depuis le départ très critiquées par les constructeurs. Dès septembre dernier, l’Acea (Association des constructeurs automobiles européens) avait en effet qualifié ces normes de « peu réalistes », estimant que cette législation ne prenait pas en compte le fait que le temps de développement d’un VU était plus long que celui d’un VP.

Présidée par Carlos Ghosn, cette association estimait aussi que la mise en place de cette réglementation à l’heure où ce secteur était particulièrement affecté pourrait se traduire, pour les clients, par une hausse de 10 % du prix de vente des VUL. A la mi-octobre, 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Italie ont donc écrit à la Commission pour leur faire part de leurs inquiétudes. Ils ont notamment demandé une mise en place progressive des obligations entre 2013 et 2017, ainsi qu’un assouplissement des amendes prévues dans le texte initial (120 euros par gramme de CO2 en plus par véhicule).

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