Désignation des conducteurs : le bilan chiffré de la sécurité routière

Un an après l’entrée en vigueur de la désignation obligatoire des conducteurs, la Sécurité routière fait état d’une baisse de 9,4 % du nombre d’infractions commises au volant de véhicules professionnels.

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radar désignation
(c) tlovely / 123RF

Depuis le 1er janvier 2017, les entreprises ont l’obligation de désigner leurs salariés ayant commis une infraction au volant d’un véhicule professionnel, afin qu’ils paient eux-mêmes l’amende et perdent des points sur leur permis le cas échant (voir notre dossier).

En conséquence, « plus de 2,59 millions de désignations ont été réalisées par les représentants légaux » en 2017, indique la Sécurité routière, soit environ 1,7 million de désignations supplémentaires comparé à 2016. Le taux de désignation a ainsi atteint 78,2 % en moyenne en 2017, contre seulement 26 % en 2016. À noter que près de 65 % des chefs d’entreprise désignent désormais de façon dématérialisée, via internet ou une convention avec l’Antai.

Des infractions en baisse de 9,4 %

Controversée, la mesure semble avoir fait ses preuves. Alors que le nombre de désignations a été quasiment multiplié par trois entre 2016 et 2017, le nombre d’infractions routières commises au volant de véhicules professionnels (3 199 501) a diminué de 9,4 % selon les chiffres de la Sécurité routière. Et ce alors que le nombre d’avis de contravention envoyés à des particuliers (12 178 388) a quant à lui progressé de 1,2 %.

La Sécurité routière met également en avant le succès de son appel aux entreprises : à l’heure actuelle , 864 entreprises ont signé une charte comportant sept engagements. Parmi elles, de grands groupes tels Airbus, Michelin, PSA, Renault, Carrefour, EDF, Air France ou encore Valeo.

Mais l’État souhaite surtout sensibiliser les responsables de petites entreprises, et compte pour cela sur la deuxième édition des journées de la sécurité routière au travail qui se tiendront du 14 au 18 mai 2018.