Diesel d’occasion récents : un bon maintien de la valeur à la revente

D’après une enquête de L’Argus, les véhicules diesel récents conservent une bonne cote sur les segments des citadines polyvalentes et des SUV familiaux, mais un peu moins sur celui des compactes.

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diesel revente

Le 11 juillet 2019, L’Argus a publié son enquête sur l’évolution de la valeur des véhicules diesel récents à la revente. Celle-ci se base sur l’analyse de 253 000 transactions sur un échantillon de 130 véhicules parmi les plus courants, sur chacun des trois segments représentant le cœur du marché VO. Les véhicules observés sont âgés d’exactement trois ans et dotés d’un même kilométrage pour chaque segment.

Conclusion : le diesel se revend toujours mieux que l’essence, même s’il ne représente plus que 34,5 % des ventes de VN au premier quadrimestre 2019, contre 72,9 % en 2012. À noter aussi que les deux tiers du parc français roulent toujours au diesel.

Les polyvalentes diesel mieux cotées

Les citadines du segment B (Renault Clio, Peugeot 208, etc.) équipées de moteurs diesel ont des valeurs de revente assez élevées. Sur un échantillon de 162 000 transactions observées par L’Argus, avec un kilométrage de référence de 46 000 km pour trois ans, les valeurs de vente sur les deux dernières années restent largement supérieures à celles de leurs homologues essence. Toutefois, l’écart tend à se resserrer : de 872 euros en mai 2017, cette différence est passée à 446 euros en mai 2019.

Cote des SUV familiaux diesel supérieure à l’essence

Du côté des SUV familiaux (Renault Kadjar, Volkswagen Tiguan, etc.), les motorisations diesel ont aussi toujours plus la cote que les motorisations essence. La différence entre les deux carburants s’accroît même depuis un an : sur 36 200 transactions de véhicules de trois ans kilométrés à 60 000 km, l’analyse met en évidence un écart de 1 119 euros en faveur des SUV diesel à la revente.

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Compactes : la valeur du diesel chute à la revente

En revanche, sur le segment des compactes (Peugeot 308, Renault Mégane, etc.), une chute nette de la cote Argus est observée sur les 60 000 transactions analysées. Les VO diesel âgés de trois ans de 66 000 km ont une valeur de revente inférieures aux années précédentes : de 15 080 euros en mai 2017, cette valeur moyenne est tombée à 14 531 euros en mai 2019, au point que l’écart avec leurs homologues essence n’excède pas 583 euros. Et ce, malgré un léger rebond fin 2018.