Diesels économiques : segment C (berlines, breaks et monospaces compacts)

Comme pour le segment B, aligner les kilomètres au meilleur tarif impose Dacia en tête de notre sélection.

- Magazine N°218
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Diesels économiques : segment C (berlines, breaks et monospaces compacts)

Rouler au meilleur tarif

La Logan y survole toujours les débats tout en garantissant l’essentiel. En s’affichant à partir de 11 050 euros dans une version dCi 75 à seulement 90 g, elle distance la concurrence en associant à l’argument prix des émissions plus que convenables.

Le caractère abordable de la Logan autorise d’ailleurs de lorgner vers un dCi 90 (lui aussi à 90 g) qui délivre un surcroît d’agrément sans plomber la note : à partir de 12 750 euros en finition Lauréate. Le break MCV se montre aussi éminemment recommandable pour des émissions identiques et un tarif à peine majoré (à partir de 12 250 euros en dCi 75). Pour conclure, signalons que la Logan évoluera certainement avant la fin de l’année.

Dacia puis Fiat en tête pour les tarifs

Avancer le meilleur rapport qualité/prix, cette démarche accompagne le retour dans la catégorie de Fiat avec la Tipo dont l’appellation avait disparu de la circulation depuis 1995. En s’affichant au prix d’une citadine, cette nouvelle compacte au format et aux ambitions familiales s’intercale entre la Logan et le reste de la meute.

Pour la Tipo, ce positionnement tarifaire implique d’effectuer quelques concessions, mais l’allure se veut flatteuse. Sous le capot s’active un 1.3 MultiJet en 95 ch à 98 g, commercialisé à partir de 14 990 euros. Née sous les traits d’une berline à coffre, peu prisée dans l’Hexagone, la Tipo sera déclinée en 5 portes à hayon avant l’été et en break à la rentrée.

Aux avant-postes des propositions les plus avantageuses figurent ensuite les compactes coréennes. Ainsi, en échange de 19 900 euros, on peut acquérir dans sa finition Motion une Kia Cee’d restylée dans une version 1.4 CRDi de 90 ch à 109 g (21 000 euros en carrosserie SW, toujours à 109 g). Un score en émissions un peu élevé au regard de la concurrence ; pour y remédier la facture grimpe à 23 300 euros avec un 1.6 CRDi 110 ch homologué à 99 g, associé à une dotation Active.

Pour sa part, la Hyundai i30 ne fait confiance qu’au 1.6 CRDi 110 accompagné de l’écolabel Blue Drive pour un résultat à 94 g, le tout en exécution Initia à partir de 21 900 euros. Quant à sa déclinaison Sport Wagon, actualité footballistique oblige, elle ne se conjugue que dans une finition UEFA Euro 2016 à 102 g et 24 600 euros.

Des coréennes mais aussi une japonaise

En tarif, la très pragmatique Nissan Pulsar se glisse au milieu du tandem coréen avec son dCi 110 à 94 g et surtout 21 490 euros dans une configuration Visia (voir l’essai flash). Aucune esbroufe dans ce modèle, mais la volonté d’effectuer correctement sa mission et au meilleur prix.

Ce fruit de l’Alliance Renault-Nissan nous ramène dans le camp français qui se positionne juste au-dessus de la barre des 22 000 euros, ce qui le rend parfaitement compétitif. Pour commencer, restons chez Renault.

Après sept ans de bons et loyaux services, la Mégane se devait de revoir sa copie. Et l’apparition de sa quatrième génération crée l’événement sur le segment. D’entrée de jeu, elle s’adresse aux entreprises soucieuses de leur budget, avec un dCi 90 à 95 g facturé 22 100 euros en Life. À ce tarif, la dotation reste basique, mais n’altère en rien les qualités intrinsèques de celle qui, à coup sûr, sera très vite un best-seller dans le monde du travail. Naturellement, le dCi 110 (toujours à 95 g) permet d’exploiter davantage le comportement rigoureux de cette Mégane, mais il est aussi plus cher (à partir de 23 400 euros). Prochainement, la version Estate, dévoilée début mars au salon de Genève, épaulera efficacement la berline à un tarif débutant à 22 800 euros, en dCi 90 et à 93 g, soit 2 g de moins que la berline.

L’objectif de la nouvelle Mégane est de regagner du terrain face à une Peugeot 308 débordant de talent. Élue « Voiture de l’année » lors de son lancement, cette compacte impose ses idées, bien au-delà de nos frontières. Perfection des prestations et agrément total font qu’elle a la préférence du marché.

Ce bel équilibre de la 308 se découvre en version Access et au moyen d’un 1.6 BlueHDI 100 étalonné à 94 g pour la modique somme de 22 600 euros ; la très pratique variante SW requiert de débourser 23 450 euros dans cette définition.

Mégane, 308, C4, le tiercé français

Avec le 1.6 CDTi 90 ch d’entrée de gamme à 95 g, l’Opel Astra s’affiche à partir de 22 300 euros – 23 000 euros en 110 ch. Non disponible en 95 ch, la carrosserie Sports Tourer arrondit l’addition à 24 000 euros.La Citroën C4 n’est pas dans la lumière des projecteurs, elle a toujours vécu dans l’ombre de ses consœurs. Et son repoudrage, l’an dernier, n’a pas contrebalancé un trop-plein de discrétion. En revanche, il l’a dotée du 1.6 BlueHDi 100 ch (95 g) commercialisé à partir de 22 150 euros. Dommage qu’elle ne se montre pas plus généreuse dans ses tarifs pour compenser cette apparente absence d’attractivité, car c’est une excellente collaboratrice.

À peine lancée, aussitôt couronnée ! La nouvelle Opel Astra a décroché le titre envié de « Voiture de l’année » millésime 2016. Ce qui, à en croire la lecture de ses tarifs, ne lui a pas donné la grosse tête. Vérification faite avec le 1.6 CDTi 90 ch d’entrée de gamme à 95 g facturé à partir de 22 300 euros. Il existe aussi une mouture 110 ch à 23 000 euros. Non disponible en 95 ch, la carrosserie Sports Tourer arrondit l’addition à 24 000 euros, pour cette même motorisation.

La Golf, référence sur son segment

Autre modèle à s’être illustré au palmarès de cette prestigieuse distinction européenne, la Volkswagen Golf demeure une incontournable référence. Un CV, parfois considéré comme trop sérieux, fait de ce septième opus une valeur sûre pour une entreprise.

Pour cette Golf, la technologie BlueMotion est de la partie, dès le premier niveau de motorisation : 1.6 TDI 90 ch à 98 g pour 23 610 euros (24 210 euros en TDI 110) en 3 portes et 24 440 euros en 5 portes. La qualité a un prix. La version SW, à la remarquable capacité de chargement, se négocie à partir de 25 080 euros en TDI 90 (102 g).

Autre star du marché européen, la Ford Focus accuse un peu le poids des ans, malgré son superbe restylage et cette fameuse calandre obtenue en 2014. Mais elle conserve tout son attrait : dans une version 1.5 TDCi 95 ch à 98 g vendue à partir de 23 100 euros (600 euros de plus pour le break SW), mais aussi dans une variante 105 ch en ECOnetic à 88 g et 23 500 euros.

La Seat Leon, en diesel et 5 portes, se positionne à 22 485 euros, avec le 1.6 TDI 110 ch de 106 g (109 g et 23 635 euros pour le break ST). Pour atteindre 94 g, avec l’écolabel maison, il faut recourir à la dotation à 25 120 euros.N’oublions pas la Seat Leon qui, en diesel et en 5 portes, positionne son entrée de gamme à 22 485 euros, avec l’aide d’un 1.6 TDI 110 ch revendiquant 106 g (109 g et 23 635 euros pour le break ST). Pour des émissions plus faibles, il faut orienter son choix vers une alternative à 94 g de ce moteur, après recours à l’écolabel maison ; mais ce dernier se trouve réservé à une dotation supérieure et la facture s’élève alors à 25 120 euros.

Autre filiale de Volkswagen, Skoda aligne la Rapid Spaceback : 22 480 euros pour une version 1.4 TDI 90 ch à 94 g ; une compacte au profil de break plutôt discrète dans notre paysage, mais sincère dans sa démarche.

Chez les japonais, Toyota commercialise une Auris 90 ch D-4D à seulement 89 g pour 23 200 euros. Soulignons toutefois que la version hybride de ce modèle, mise à jour l’an dernier, représente la très grande majorité de ses ventes.

Les monospaces, alternatives aux breaks

Quant à la Mazda3, elle s’accorde enfin le diesel d’entrée de gamme qui lui faisait jusque-là défaut. Le 1.5 Skyactiv-D, développant 105 ch pour 99 g et 23 500 euros, devrait faciliter son intégration au sein des flottes. Pour information, seul un 2.2 Skyactiv-D de 150 ch animait auparavant ce modèle non dénué d’intérêt.

Le segment C a la particularité d’abriter des variantes de carrosserie telles que les monospaces compacts. Qui, de par la modularité de leur habitabilité, offrent une alternative au break très appréciée en France.

Chef de file de la discipline, le Renault Scénic est en phase de renouvellement. Au regard du caractère attractif de sa quatrième génération révélée lors du Salon de Genève en mars dernier, il devrait conserver sans trop de difficulté sa position de leader sur le marché.

En attendant son arrivée cet automne, le troisième opus du Scénic reste d’actualité chez les concessionnaires avec, en guise de premier prix, une version dCi 95 ch à 105 g à 25 000 euros. Plus récent chez Citroën, le C4 Picasso lui oppose son BlueHDi 100 ch à 99 g pour 25 400 euros. Il n’y a donc pas d’hésitation à avoir si s’équiper presse au calendrier.

Mais une fois de plus, c’est chez Dacia que réside la plus avantageuse des propositions avec le Lodgy. Qui, pour moins cher qu’une Clio, regroupe tous les paramètres définissant un monospace compact.

Certes, la silhouette de ce Lodgy manque de raffinement et sa modularité flirte avec le minimum syndical, mais sa capacité reste exemplaire. Et puis, il y a son prix : 14 400 euros en dCi 90 ch et 15 200 en dCi 110 ch (respectivement à 103 et 105 g), en 5 places dans une dotation Silver Line où se trouve regroupé l’essentiel ; une configuration 7 places demande 500 euros supplémentaires.

Des ludospaces robustes et familiaux

Plus pragmatiques encore, les ludospaces se veulent une excellente solution. Ces dérivés d’utilitaires préservent leur capacité de chargement, tout en se découvrant des vertus familiales. Leur caractère rudimentaire va souvent de pair avec une robuste constitution qui fiabilise leur collaboration.

Le principal ambassadeur du genre demeure, sans aucun doute, le Renault Kangoo. Ce best-seller du marché du travail négocie ses services à partir de 19 950 euros en dCi 75 ch ou 20 550 en dCi 90 ch (112 g dans les deux cas).

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