Diesels économiques : segment D (familiales)

- Magazine N°218
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Diesels économiques : segment D (familiales)

Aussi sobres que statutaires

L’envergure d’une familiale au tarif d’une compacte, la Skoda Octavia cultive cet argument choc en s’affichant à partir de 21 470 euros dans une très estimable version Active qui met à profit la sobriété du 1.6 TDI 90 ch fourni par Volkswagen pour s’octroyer une homologation à 99 g.

La tchèque se veut un condensé de bonne volonté : pour 1 100 euros supplémentaires, elle exprime toute sa quintessence dans une déclinaison Combi très pertinente (voir l’essai flash), sans majoration d’émissions. Là encore, la douceur des tarifs fait que l’on peut s’accorder de monter en puissance, avec la variante à 110 ch de ce 1.6 TDI (100 g), commercialisée à partir de 22 620 euros en berline.

La Skoda Octavia en tête du segment

Question positionnement prix, Skoda assomme littéralement la concurrence, et ce, d’autant plus facilement que, depuis quelque temps, les représentantes du segment D se prêtent volontiers au jeu de la montée en gamme, plutôt que d’offrir des versions visant à populariser leurs prestations. Désormais, dans le domaine des familiales, l’envie de premium n’est jamais loin. Pour le vérifier, il suffit de consulter les catalogues de quelques grands noms de la catégorie.

La Renault Talisman incarne à la perfection cette ambition. En remplaçant tout à la fois la Laguna et la Latitude, défunte grande routière du Losange, elle se laisse pourtant approcher à un tarif qui peut paraître attractif, à savoir 27 900 euros en exécution Life associé au dCi 110 ch pour un remarquable 95 g ; sa très attendue déclinaison Estate débute ainsi sa carrière à 29 100 euros, toujours en dCi 110 ch, pour des émissions qui sont à peine supérieures (98 g).

Sa rivale toute désignée chez Peugeot, la très statutaire 508, la talonne de près avec une configuration Access à 28 150 euros, accompagnant les 120 ch du 1.6 BlueHDi enregistrée à 99 g.

Afin d’achever sa carrière en beauté, la vénérable Citroën C5 a décidé de se faire plaisir en ne côtoyant plus que des motorisations BlueHDi en 150 et 180 ch (respectivement à 111 et 114 g). Ce qui mène à débourser au minimum 31 400 euros pour apprécier son légendaire confort (33 600 euros en break Tourer).

La compétitivité de Renault et Peugeot se vérifie à la lecture des tarifs d’entrée de gamme pratiqués par d’autres best-sellers du marché européen.

Golf, Mondeo, i40 : faites votre choix !

Ainsi, chez Volkswagen, éternelle référence accessoirement auréolée d’un titre de « Voiture de l’année » en 2015, la Passat avance sa très efficiente version BlueMotion en 1.6 TDI 120 ch enregistrée à 95 g, en échange de 29 030 euros. À juste titre, sa très accueillante variante SW s’avère la plus courtisée sur le marché ; elle aussi est étalonnée à 95 g en BlueMotion. Son prix : 30 320 euros.

Dans le segment des familiales, la très élégante Mondeo est accessible à partir de 29 200 euros en TDCi 120 ch à 104 g. Pour sa déclinaison break SW, il faudra débourser un millier d’euros supplémentaires.La très élégante Ford Mondeo est accessible à partir de 29 200 euros en TDCi 120 ch à 104 g ; sa déclinaison SW nécessite un millier d’euros supplémentaires. La Hyundai i40, qui a revu sa copie l’an dernier, a aussi choisi de faire débuter ses tarifs à 29 200 euros en berline (30 400 euros en Sport Wagon) dans une configuration 1.7 CRDi 115 ch Blue Drive à 110 g en finition Intuitive.

Avec son 1.6 CDTi 120 ch à 104 g, l’Opel Insignia n’est pas très loin, avec 29 590 euros en Edition. Les bienfaits de l’écolabel ecoFlex peuvent réduire les émissions de ce vaste vaisseau à 99 g ; il en coûte alors 32 510 euros en finition Cosmo.

Concluons ce tour d’horizon des meilleures propositions parmi les familiales avec la Mazda6 qui aligne dans la bataille les 150 ch de son 2.2 Skyactiv-D à 104 g, avec la particularité de s’afficher à 31 000 euros en berline comme en Wagon.

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