Éco-conduite : Quels impacts sur la consommation de carburant ?

Les bénéfices escomptés par les entreprises de ces programmes de formation à l’éco-conduite sont-ils bel et bien au rendez-vous ? Arval propose quelques éléments de réponse.

- Magazine N°150
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Éco-conduite : Quels impacts sur la consommation de carburant ?

Selon le loueur, une conduite souple permet une économie de carburant pouvant aller de 5 à 25 % ; à l’inverse, une conduite brusque entraîne une surconsommation de 20 % voire de 40 % en ville, soit 3 à 4 litres/100 km. Respecter les limitations de vitesse permet de réduire de 3,5 % la consommation et les émissions de CO2 et de 4,5 % les émissions d’oxydes d’azote.

Il estime par ailleurs qu’un moteur utilisé à trop haut régime peut augmenter la consommation de 30 %. S’il est mal réglé, ce même moteur peut entraîner une surconsommation de 50 %. Des habitudes de conduite sont aussi responsables de surconsommations : la climatisation, par exemple, augmente la consommation de 30 % en ville et de 12 % sur autoroute ; utiliser des barres de toit correspond à une surconsommation pouvant aller jusqu’à 12 % si l’on roule à 120 km/heure ; enfin des pneus sous gonflés (manque de pression de 0,3 bar) renchérit la consommation de 3 %. La filiale de BNP-Paribas a enfin calculé que pour un collaborateur qui parcourt en moyenne 20 000 km par an, dont la consommation moyenne est d’environ 8,5 l/100 km, le total du carburant utilisé atteindra 1 700 l/an. Avec l’adoption d’une conduite responsable, il réduira de 8 à 15 % sa consommation de carburant. Avec une économie de carburant de 10 % et avec un litre de diesel à 1,1 € le litre, il économisera 170 litres de carburant soit environ 187 € par an. Total de l’économie générée : plus de un million d’euros pour une flotte de 6 000 véhicules et quelque 112 200 € pour une flotte de 600 véhicules semblables.