Ecologie : le losange se met au carré

Les efforts du constructeur pour proposer une large gamme de véhicules écologiques et économiques s’affichent désormais au grand jour au travers d’une nouvelle signature : la gamme « Renault eco2 ».

- Magazine N°129
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Si l’expertise de Renault en matière de sécurité est reconnue, ses efforts pour contribuer à la préservation de l’environnement semblent quelque peu souffrir d’un déficit d’image, tant du côté des consommateurs que de celui des distributeurs. Pour preuve, la dernière enquête réalisée par l’institut Maritz Research auprès d’un panel de 1 250 concessionnaires européens (lire aussi en page 5). Parmi les concessionnaires français interrogés à l’occasion de cette enquête, seuls 2 % des sondés citent en effet Renault comme la marque de voiture la plus écologique, derrière Opel (4 %), Peugeot (6 %), Lexus (6 %), Ford (12 %) et Toyota (62 %).

La création du label écologique «Renault eco2 » (prononcez «carré») inversera peut-être la donne. Pour Renault, cette nouvelle signature répond en effet à une volonté de faire passer l’information sur ses engagements environnementaux. En pratique, un véhicule «éco2» doit répondre à 3 exigences couvrant toutes les étapes de son cycle de vie : être fabriqué dans une usine certifiée ISO 14001, émettre moins de 140 g de CO2 au kilomètre ou être compatible au biocarburant et, en plus d’être valorisable à 95 % en fin de vie, il doit contenir au moins 5 % de matières plastiques issus du recyclage. Des critères qui devraient progressivement être «sévérisés», de façon à intégrer les progrès écologiques accomplis. Pour Renault, cet engagement passe par ailleurs inévitablement par la commercialisation de modèles « économiquement abordables » et consommant peu de carburant.

Les modèles «eco2» devront donc aussi satisfaire à cette exigence. Pour parvenir à cet objectif, le groupe mise notamment sur son expérience en matière de «downsizing» qui consiste à optimiser les moteurs traditionnels. En pratique, il s’agit de réduire la cylindrée d’un moteur tout en préservant ses performances grâce à l’utilisation de nouvelles technologies (ajout d’un turbocompresseur, recours à l’injection directe, etc. ).

La mise à la route de véhicules « accessibles à tous » explique aussi l’investissement de Renault dans les biocarburants. Pour le constructeur, ces carburants sont en effet non seulement « efficaces écologiquement, mais également économiquement car les coûts de développement des moteurs compatibles sont limités et les prix de vente abordables par les clients. »

Après avoir proposé les Renault Master et Trafic en version biodiesel B30 en décembre 2006, il complète d’ailleurs son offre dans ce domaine avec le lancement, en juin 2007, de sa première offre bioéthanol en Europe : la Mégane 1. 6 16 v 105 ch carburant à l’E85. A noter également qu’en 2008, le constructeur devrait lancer en France une Twingo II, équipée du bloc 1. 5 dCi 65 ch et compatible au biodiesel B30.

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