Épernay joue la carte de la mobilité durable

Ville de de 25 000 habitants, Épernay (51) multiplie les initiatives pour verdir les trajets de ses collaborateurs.

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Premier grand choix de la ville, la mutualisation de la totalité du parc de véhicules légers. À quelques exceptions près, il n’existe pas de véhicules de fonction attitrés. La ville privilégie ainsi les modèles en pool, à disposition des 550 collaborateurs qui se partagent 80 VP et VUL. Des modèles choisis en fonction de paramètres environnementaux : « Les appels d’offres effectués ou en cours de définition comportent désormais des critères en termes d’émissions de CO2 et de consommation urbaine. Critères pesant pour 60 % de la note finale, tandis que le prix compte pour 40 % », détaille Nicolas Schmit, adjoint au maire, chargé du développement durable et de la citoyenneté.

La ville a parallèlement investi dans trois véhicules électriques, deux hybrides et sept vélos à assistance électrique (VAE). Et puisque le déplacement le moins polluant reste celui que l’on ne fait pas, Épernay mise également sur le développement du télétravail.

Pour la ville, un engagement total dans la mobilité durable ne peut se concevoir sans impliquer les collaborateurs. Épernay propose donc, sur la base du volontariat, des formations à l’éco-conduite. « Une action qui fait baisser sensiblement la consommation et notre taux d’accidentologie déjà faible à l’origine », explique Nicolas Schmit. Depuis 2008, Épernay a aussi créé son réseau d’une vingtaine d’ambassadeurs du développement durable avec pour mission de sensibiliser leurs collègues aux pratiques de la mobilité durable.

Si la ville se veut exemplaire, elle encourage aussi ses habitants à suivre la route de la mobilité électrique. Parmi les initiatives, des subventions pour l’achat de VAE, plafonnées à 250 euros ; en trois ans, 50 dossiers ont été constitués.

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