Essai de la Toyota Auris 2.0 D-4D 124 ch Business : le diesel en question

À côté de la version hybride très compétitive, le gros diesel D-4D équipant la nouvelle Auris doit trouver des arguments pour s’imposer auprès des flottes.

- Magazine N°186
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Contrairement à d’autre japonaises de son rang, l’Auris de Toyota a toujours suivi la mode européenne, scrupuleusement, pour se fondre dans le décor. La première génération s’était en effet inspirée du profil surélevé de la Peugeot 307, très en vogue à l’époque.

La dernière mouture, elle, fait volte-face avec une silhouette rabaissée (- 6 cm) et plus dynamique, pour coller à l’image des berlines compactes premium actuelles. Elle affiche d’ailleurs une ressemblance avec sa cousine la Lexus CT 200H, en termes de proportions et de style, très japonais.

À bord, la sensation d’espace est en retrait par rapport à l’ancienne génération. Mais l’ergonomie au poste de conduite donne pleine satisfaction, avec un petit volant à jante épaisse, une planche de bord large et verticale, des commandes bien agencées qui tombent sous la main et surtout un confort d’assise remarquable. De quoi prendre du plaisir à conduire cette sage berline. Comme souvent chez Toyota, l’ambiance paraît un brin austère ; certains détails de finition, comme l’horloge analogique ou les commandes de réglage des rétroviseurs, auraient aussi mérité un coup de jeune.

Diesel ou hybride ?

Si le niveau sonore et vibratoire s’avère correct, sans plus, cette Auris diesel n’en reste pas moins une bonne routière grâce à sa boîte de vitesses à six rapports et son couple généreux qui assurent des reprises vigoureuses en toutes circonstances.

Mais sous le capot, un vrai dilemme énergétique se pose. Face à une version hybride compétitive, grâce notamment à ses 87 g/km de CO2, le choix d’un diesel n’apparaît plus si simple, même pour les entreprises. Et Toyota espère vendre 45 % d’Auris Hybride aux sociétés et loueurs en 2013. Pour autant, le diesel n’a pas dit son dernier mot. L’offre comprend une version 1.4 D-4D de 90 ch à moins de 100 g, un peu juste en puissance, et un plus gros 2.0 D-4D de 124 ch que nous avons essayé. Celui-ci s’avère bien plus souple et polyvalent, mais ses émissions pointent à 112 g/km. Un choix à faire donc entre récupération de la TVA sur le diesel et TVS réduite…

Notre avis

BIEN

• Confort des sièges
• Bonne réserve de puissance
• Identité nippone affichée

À REVOIR

• Bilan énergétique
• Détails de finition
• Style intérieur austère

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