Essai de la Volkswagen Golf TDI 140 : grand cru

Modèle phare, la Golf se doit de rester la meilleure de son segment. Mission accomplie pour cette septième génération, avec des prestations de premier plan.

- Magazine N°183
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Le mythe Golf, qui remonte à 1974, n’est pas prêt de s’éteindre. Si les deux précédentes générations ont pu donner des signes de faiblesse – en termes d’image plus que de ventes –, cette septième génération frappe fort. À commencer par son design, certes conservateur mais proche de la perfection : un jeu subtil de lignes tendues et horizontales, de traits fins et d’angles vifs, qui rend cette Golf plus imposante qu’elle ne l’est (4,26 m de long).

Cette nouvelle Golf repose sur la même plate-forme modulaire MQB que sa cousine l’Audi A3. Avec à la clé des économies d’échelle qui ont permis d’enrichir les prestations sans alourdir ses tarifs, à partir de 23 150 euros en version Business 3 portes. De fait, l’équipement de série progresse (régulateur de vitesse, détecteur de fatigue, frein automatique, 7 airbags, climatisation, etc.), tout comme la qualité de la finition et des matériaux, tout au moins dans les parties les plus visibles. De quoi titiller les berlines compactes premium, d’autant que l’ergonomie se veut soignée, avec une position de conduite idéale, un bon maintien des sièges et une console centrale légèrement inclinée côté conducteur.

Certaines commandes de réglage, notamment sur le volant, auraient toutefois pu être plus intuitives. L’habitabilité fait en revanche bonne figure à l’arrière avec une garde au toit généreuse pour les grands gabarits. Tandis que le coffre, de contenance honorable (380 l), se dote d’un plancher réglable sur deux niveaux et d’un seuil de chargement bas.

Une conduite impeccable

Plus louable, le comportement dynamique fait des merveilles, avec un compromis de suspension typiquement germanique : pas trop souple pour ressentir la route mais avec une belle qualité d’amortissement et d’isolation. Dans les virages, la voiture évolue comme sur des rails, offrant une précision de conduite appréciable.

Le puissant diesel TDI de 150 ch ne rechigne pas à prendre des tours, mais s’avère un peu rugueux et sonore, moins discret que chez Renault ou PSA. Également disponible sur le petit 1.6 TDI de 105 ch, la boîte automatique DSG apporte un vrai plus pour l’agrément de conduite, bien qu’elle entraîne une légère hausse de la consommation et des émissions de CO2, de 106 à 119 g/km sur le modèle essayé. À noter qu’une version optimisée TDI BlueMotion à 85 g sera proposée en 2013.

Notre avis

BIEN

• Qualités routières
• Habitabilité/ergonomie
• Qualité du design

À REVOIR
• Sonorité du diesel
• Certaines commandes peu intuitives
• Finition inégale

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