Essai des Dacia Logan et Sandero : la belle surprise

Mieux finies, mieux motorisées et mieux dessinées : avec les nouvelles Logan et Sandero, Dacia chasse le superflu et donne plus pour le même prix.

- Magazine N°186
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Au commencement était la voiture ultra économique, immédiatement baptisée « low cost ». Pas terrible en termes de design, la première Logan avait le mérite de proposer une voiture neuve à prix imbattable, garantie 3 ans. Puis Dacia a sorti la Sandero, pendant de la Clio au régime Roumanie. Aujourd’hui, seuls les prix restent contenus. Car dorénavant, dépouillement ne signifie pas dénuement.

Logan et Sandero ont revu leur copie et si la première (à coffre) reste confidentielle chez nous, la seconde est, il faut bien le reconnaître, toute pimpante. Et ce n’est pas un hasard si Renault a quelque peu regardé par-dessus l’épaule des designers Volkswagen pour donner à son auto des airs de Polo. D’ailleurs, la Sandero 2013 a changé sa stratégie en optant pour l’« essentiel et calculé ».

Ainsi, Logan 2 et Sandero 2 (Stepway inclus) utilisent toujours une plate-forme commune et se partagent surtout de 80 % de pièces. Autre astuce : l’économie de câblage. L’exemple le plus visible concerne la position des boutons de vitres électriques, sur la console centrale et non sur les contre-portes. C’est ce que Dacia appelle le bon sens face à des choix économiques et de production astucieux.

Une qualité revue à la hausse

Si l’extérieur est aguicheur, l’intérieur a aussi été remanié. D’entrée, on remarque la qualité en hausse sur la planche de bord. Selon les finitions, plusieurs combinaisons de matières sont possibles et Dacia se lance en même temps dans le concept des voitures à la carte avec quelques options, notamment le Media NAV avec cartographie française incluse. Pour 240 euros, ce système gère aussi la téléphonie et les supports nomades, via Bluetooth ou USB, le tout piloté par des commandes au volant. Autre nouveauté, côté modularité, avec des sièges rabattables désormais en 2/3-1/3.

Premier coup de clé : beaucoup moins de bruit à bord. De gros efforts ont été accomplis pour améliorer l’acoustique. Des progrès encore avec les motorisations. Au menu, deux diesels de 75 et 90 ch, avec des émissions de CO2 sous les 100 g/km, à 99 g exactement, pour des consommations à 3,8 l/100 km. Au final, cela donne une voiture très agréable à conduire sur route, sécurisante grâce à l’arrivée de l’ESP et qui ne rechigne pas non plus à prendre les mauvais chemins, tout en préservant ses occupants.

Enfin, la Sandero reste imbattable pour son rapport tarifs/équipements, avec un prix d’appel de 7 900 euros. Notez que la finition Lauréate, la plus généreuse (avec clim et ordinateur de bord), ne dépasse pas 11 000 euros. Bien loin de la concurrence.

Notre avis

BIEN

• Tarif imbattable
• Design
• Insonorisation
• MédiaNav simple et complet

À REVOIR

• Prise de roulis
• BVA indisponible et vibrations du 1.5 dCi

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