Essai flash – Audi Q8 : la belle et la bête

L’Audi Q8 ne cache pas son jeu dans cette version d’essai 60 TFSIe Competition.
- Magazine N°279
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Audi Q8

L’Audi Q8 ne cache pas son jeu avec, dans cette version d’essai 60 TFSIe Competition, un design râblé aux attributs sportifs bien visibles. Avec des jantes de 21 ’’, des pneus en 285/45, des étriers de frein rouges ; un style volontaire et racé, mais élégant. Si son encombrement peut en faire douter avec ses 5 m de long et ses 2 m de large, ce grand SUV coupé est non seulement bien proportionné mais surprend par sa maniabilité, hors cités étroites s’entend.

En environnement urbain, la Belle se fait discrète avec un mode électrique EV par défaut au démarrage, à condition de rester en mode Auto, Confort ou Efficiency, et avec la boîte auto en position Drive. Les 136 ch, et surtout 400 Nm de couple, font tranquillement évoluer sur une petite quarantaine de kilomètres (batterie de 14,4 kWh utiles seulement). Sans agressivité, même si le ronronnement artificiel obligatoire imite celui d’un bon gros V6 thermique au ralenti.

Audi Q8 : un mode Sport qui consomme 10 à 12 l/100 km

C’est justement quand on sollicite l’accélérateur sur route ou autoroute que ce 3.0 V6 turbo-essence se réveille, en apportant ses 340 ch et 450 Nm de manière très linéaire, le tout cumulant 462 ch et 700 Nm de capacité de traction. La Bête s’exprime alors en mode Sport, parfaitement maîtrisé par son châssis et sa suspension pneumatique adaptative qui abaisse la garde au sol et raidit l’amortissement et la direction. De quoi se faire plaisir mais la consommation moyenne atteint alors 10 à 12 l/100 km. Et l’homologation à 2,8-3,1 l pour 64-70 g ne dupera personne, sauf une fiscalité toujours avantageuse en entreprise et une absence de malus.