Essais Jaguar XJ6 V6 2. 7 L D

- Magazine N°134
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Décidément, le V6 bi-turbo diesel développé par Ford dans le cadre de l’alliance avec Peugeot est un bon élève. Dans cette grande limousine XJ6, il trouve son meilleur terrain d’expression. Il bénéficie tout d’abord d’un excellent rapport poids/couple-puissance (206 ch et 435 Nm) puisque la carrosserie est tout en aluminium, permettant d’afficher un poids total à vide inférieur à 1,7 tonne, là où ses concurrentes flirtent avec les 2 tonnes (Mercedes Classe S, BMW Série 7 et Audi A8, même si cette dernière est aussi en alu). Deuxième gage de sérénité à bord et d’agrément de conduite : son niveau sonore et ses vibrations sont tellement réduits qu’il est impossible, même en accélération, de faire la différence de qualité de bruit avec un V6 essence. L’amateur de sonorité noble sera même plutôt surpris… Et conquis par le doux bruit velouté qui émane des deux sorties d’échappement. Tout en silence, ce moteur sait aussi se faire nerveux quand il le faut avec une réponse au kick-down immédiate. Les plus habitués à une conduite dynamique pourront choisir le mode «Sport» de la commande de boîte auto à six rapports qui permet de «pousser» les rapports et de les «conserver». Il faut plutôt apprécier cette limousine pour l’indolence de son amortissement qui tranche avec la sécheresse des allemandes. Bref, que du bonheur à conduire en souplesse ou à piloter rapidement. On ajoutera à ce tableau «idyllique» une finition exemplaire. A une exception près qui chagrine toujours votre serviteur : les plastiques des commodos font irrémédiablement penser à ceux d’une Ford Mondeo… Un défaut partagé avec Maserati. Il y a pire !

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