Essais Mercedes Classe R 320 CDI

- Magazine N°134
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Réponse de Mercedes aux anti- 4×4, le Classe R 320 CDI version «courte» (4,92 m de longueur totale) se fait encore plus vertueux que les versions essence R 350 ou même R 500 sur châssis long proposées jusque-là (5,17 m de longueur). Sur un empattement identique au Classe M (2,98 m) avec lequel il partage sa plateforme, les ingénieurs ont conçu et dessiné un véhicule qui ressemble plus à un grand break mâtiné de monospace, qui conserve la transmission intégrale permanente. Fabriqué aux Etats-Unis sur la même chaîne que le SUV Classe M, ce nouvel «hybride» architectural est emmené par le V6 turbodiesel 3. 2 l venu d’Europe qui développe 224 ch et 510 Nm de couple. Au volant, les sensations de conduite s’assimilent plus à la conduite d’un SUV 4×4 que d’un break. Originalité de cette voiture « pas comme les autres » : les deux sièges arrière individuels complétés, en troisième rangée, par deux «strapontins » repliés dans le plancher du coffre. La tenue de route est excellente, tout comme la tenue de cap à vitesse élevée sur autoroute, mais c’est l’agilité de la caisse qui n’est pas au rendez-vous. Même en choisissant le programme «Sport» de gestion de la suspension, qui la durcit exagérément, ce grand break-monospace n’est pas une sportive, loin de là. En revanche, le confort de l’amortissement piloté pneumatique ménage agréablement les occupants. Vous troquerez bien votre « Sport Utility Vehicle », gros tout-terrain civiquement incorrect, contre un « Grand Sport Tourer » R320 CDI, 4×4 plus discret et élégant ? Non ?

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