Essais Rolls Royce phantom

- Magazine N°134
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Pas facile d’essayer une Phantom, surtout dans la campagne anglaise, non loin de l’usine d’assemblage de Goodwood, dans ce comté huppé du sud de l’Angleterre. Mais l’on ne se fait pas prier, quitte à rouler en conduite à droite sur les petites routes tortueuses avec ce grand paquebot. Mais la surprise vient de la facilité déconcertante avec laquelle se pilote cette limousine. Fabriquée sous la férule de BMW, la Phantom a quelque peu bouleversé les habitudes de Rolls Royce et de ses clients. Sa plate-forme a été complètement repensée avec une carrosserie bien plus légère en utilisant la technologie d’alliage léger du « space frame ». Résultat : un poids limité à pratiquement 2,5 tonnes, au bénéfice des performances (240 km/h de vitesse maxi, le 0 à 100 km/h en moins de 6 s et le 1 000 m départ arrêté couvert en 25,6 s) tout en se «contentant» de 15 l/100 km en usage mixte. D’excellents chiffres obtenus aussi grâce à l’adoption du V12 de 6. 7 l de 460 ch provenant directement de Munich où il équipe la BMW Série 7. Malgré une certaine propension à se dandiner sur les bosses, la caisse est très bien maintenue et les réglages de suspensions maîtrisent parfaitement les prises de roulis ou de tangage. On appréciera par dessus tout l’intérieur traité comme une cabine de bateau de luxe avec tous ses attributs : bois, chromes, moquettes et autres matériaux précieux. On ne pourra que se réjouir de ces nouveaux gènes, mais on sera moins conquis par le design, assez massif. Mais Rolls Royce revient de loin et devrait survivre. C’est le principal.

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