Europe : l’OVE décrypte les attentes des gestionnaires de parc

L’Observatoire du véhicule d’entreprise a présenté les résultats du « Baromètre Flottes », réalisé avec l’institut CSA en Europe. En voici les principaux enseignements.

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Europe : l’OVE décrypte les attentes des gestionnaires de parc

Quel visage auront les flottes de véhicules d’entreprise demain ? Voilà une question à laquelle beaucoup d’observateurs tentent de répondre, sans forcément y parvenir. Désireux d’élucider ce « mystère », l’OVE a donc décidé de se tourner vers les gestionnaires de flotte afin de recueillir leur perception et les intentions pour l’avenir. Pour ce faire, l’organisme s’est associé à l’institut CSA afin de questionner 2 369 entreprises françaises et européennes.

Premier constat tiré de cette étude, « à nombre de salariés équivalent, les entreprises françaises possèdent des flottes plus grandes que la moyenne européenne », explique l’OVE. Dans le détail, 33 % des entreprises françaises interrogées déclarent une flotte de 100 véhicules et plus, contre seulement 17 % en Europe. Elles sont cependant moins nombreuses à anticiper un accroissement futur de leur parc.

Un allongement de la détention, le diesel moins sollicité

Autre donnée intéressante, celle de la durée de détention d’un véhicule. Ainsi, « en France, comme en Europe, les gestionnaires de parc constatent un léger allongement de cette durée », détaille l’OVE. Ce sont plus précisément 21 % des entreprises françaises qui déclarent conserver plus longtemps leurs véhicules particuliers. Un constat qui s’applique également aux VUL.

Alors même que le marché des particuliers a fait la bascule vers l’essence en ce début 2016, les entreprises semblent aussi prêtes à prendre ce virage. Ainsi, « toutes les entreprises anticipent une baisse de la part du diesel au sein de leur flotte », énonce l’OVE avant de préciser : « Mais plus l’entreprise compte d’employés, plus la baisse anticipée est importante ». Dans le détail, les entreprises de plus de 1 000 salariés annoncent ainsi une baisse de 17 points de la part du diesel, contre une baisse de 4 points pour celles de 10 à 99 salariés.

Motorisations alternatives et autopartage : l’avenir ?

Désireuses de verdir leurs flottes, les entreprises sondées ont également fait part de leur volonté de recourir aux motorisations alternatives (électrique, hydrogène, hybride, hybride rechargeable ou GPL/GNV). Ainsi, « 36 % d’entre elles ont déjà intégré – et 56% prévoient de le faire – au moins une de ces motorisations dans leur flotte », avance l’OVE. Sur ce type d’énergies, les entreprises françaises se classent au quatrième rang européen en termes d’utilisation, derrière les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.

Du côté des nouvelles formes de mobilité, l’autopartage semble tenir la corde en France. Ainsi, 43 % des gestionnaires estiment que ce système se développera dans les prochaines années, soit plus que la moyenne européenne (31 %). Pour autant, les responsables de parc devront, pour démocratiser l’autopartage, faire face à des salariés peu désireux de lâcher leur voiture. Ainsi, d’après l’OVE, « seulement 5 % des salariés seraient prêts à abandonner leur véhicule de fonction pour une solution d’autopartage ».

Télématique : la France en retard !

Dernier sujet abordé par l’étude : le recours à la télématique. Un dossier sur lequel les Français sont très nettement en retard. Seulement 23 % des entreprises sondées y ont recours contre 33 % à l’échelle européenne. Un recours à la télématique « prioritairement utilisée dans une optique de réduction des coûts liés à l’usage d’une flotte d’entreprise » conclut l’OVE.