Evolution du marché des véhicules utilitaires

Beaucoup d’incertitudes pesaient l’année dernière sur la poursuite de la croissance des achats de véhicules par les entreprises. Le renforcement de la fiscalité «écologique» semblait devoir freiner les renouvellements ou les extensions de parcs.

- Magazine N°136
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Par ailleurs, dans le secteur du véhicule utilitaire, après les taux records de ventes enregistrés en France, il semblait vraisemblable que ce marché allait se stabiliser. Notamment en raison des doutes pesant sur la croissance économique. Mais une fois encore, le camp de l’optimisme l’a emporté.

Les véhicules utilitaires en effet, après le record de 440 000 ventes en 2006, ont poursuivi leur progression à 460 000 unités (4,9 %) dont plus de 385 000 auprès des sociétés (+ 5,8 %). Et rares sont les professionnels de ce marché qui envisagent désormais qu’un terme puisse être mis cette année à cette spectaculaire croissance. Surtout si l’on sait que 2008 sera marquée par l’apparition de nombreux nouveaux modèles et, en conséquence, par un fort renouvellement du parc des entreprises.

Au-delà des utilitaires, c’est aussi l’ensemble du marché des entreprises qui a montré combien il savait s’adapter aux contraintes nvironnementales et se montrer compatible avec les incertitudes réglementaires, politiques ou fiscales. Pas moins de 965 545 véhicules ont été ainsi acquis par des entreprises en 2007. Là encore, un véritable record puisque la progression s’élève à + 6,4 %. Une croissance qu’il faut inévitablement mettre en relief avec un autre record, passé inaperçu : en 2007, pour la première fois, les ventes aux particuliers en France ont chuté au-dessous de la barre des 50 % ; 48,8 % précisément si l’on en croit les statistiques des constructeurs. Autrement dit, les ventes aux particuliers ne représentent plus qu’une vente sur deux. A méditer.

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