Ferrero et Stef livrent Monoprix par navette fluvio-routière

Dans le cadre d’un projet pilote, Ferrero et Stef livrent, par navette fluvio-routière, des conteneurs réfrigérés de confiseries jusqu'à l’un des entrepôts de Monoprix, à Wissous (91).
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navette fluvio-routière
Stef, Ferrero et Monoprix testent le transport fluvio-routier d’un conteneur frigorifique de Rouen à Wissous.

Le projet de navette fluvio-routière réfrigérée de Ferrero et Stef a décollé il y a dix ans. Monoprix en dispose depuis peu. En effet, depuis juillet 2021, la navette tourne entre Rouen et la région parisienne, avec le soutien du Club Déméter (réseau d’acteurs de l’agroalimentaire).

En 2011, la navette circulait déjà entre l’entrepôt du Grand-Quevilly (76) de Ferrero et son entrepôt de Marly-La-Ville (95). Ferrero et le groupe de transport Stef avaient lancé le projet en cette même année 2011. Le programme d’Engagements Volontaires pour l’Environnement (EVE) a d’ailleurs récemment décerné le Trophée EVE aux deux sociétés pour leur collaboration.

Le conteneur arrive par barge à Gennevilliers (92) depuis Rouen.

La navette fluvio-routière évolue pour livrer Monoprix

La navette fluvio-routière livre désormais l’entrepôt de Monoprix à Wissous (91). Une opération qui a nécessité des changements. Ainsi, comme camion chargé de la navette routière, un Iveco Stralis de 450 ch au gaz naturel liquéfié a remplacé le Midlum électrique à batteries de Renault Trucks.

Enfin, Ferrero s’éloigne aussi de son plan d’origine. À savoir la livraison de cinq conteneurs par semaine, mais aussi la réduction annuelle de 30 % de CO2 et de 260 camions sur les routes. De fait, Ferrero n’effectue qu’une livraison hebdomadaire de 22 palettes. Cela s’accompagne d’une réduction annuelle de 35 poids lourds et de 5 tonnes de CO2. Des chiffres à intégrer dans l’objectif global de Ferrero de 7 % d’émissions carbonées en moins d’ici fin 2022.

À Gennevilliers (92), un Iveco Stralis au GNL charge le conteneur Stef.

Des obstacles contraignants

Les problèmes n’ont pas manqué. « Le type de matériel (remplacement d’un container rainuré par un container à fond plat), le type de prise électrique sur le port (mise en place d’adaptateurs), les aléas météo, la saturation des ports ou encore la disponibilité des containers, etc. Ce sont là quelques exemples des problèmes que nous avons rencontrées, explique Nicolas Rousseau, responsable logistique et transport chez Ferrero. Nous les avons résolus ensemble afin de toujours satisfaire et livrer notre client ».

Il poursuit : « Pour faire face aux différentes problématiques que nous avions anticipées, nous avons partagé avec notre client Monoprix le principe d’un schéma cadencé, une fois par semaine. Les différentes spécificités du flux péniche nous ont fait choisir le créneau du vendredi, qui répondait le mieux aux besoins et aux contraintes de chacun des acteurs. »

Nécessité de retours en charge

Ces contraintes et la durée de 96 heures du trajet aller ont aussi grevé le prix du transport. Elles ont pénalisé le projet en obligeant parfois à retourner le conteneur à Rouen par voie routière et en empêchant des retours en charge.

Ses 22 palettes déchargées chez Monoprix, le conteneur retournera à Rouen par la route.

Au final, « les difficultés opérationnelles demeurant encore significatives, le projet pilote test a été prolongé afin de continuer à apprendre et progresser sur l’ensemble des points opérationnels, rapporte Nicolas Rousseau. Il n’est pas encore validé à un stade de déploiement opérationnel. L’enjeu est que d’autres chargeurs apportent du flux afin de faire suffisamment d’économies d’échelle pour rendre ce transport plus compétitif. » Les partenaires poursuivent donc la finalisation du projet.

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