Équipementiers : des bons résultats en 2018

Selon les chiffres de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV), le chiffre d’affaires des usines françaises a progressé de 1,5 % entre 2017 et 2018, et l’organisme prévoit une légère croissance en 2019.

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Source : FIEV

La Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV) a publié les chiffres du marché 2018. Bilan : « Pour la première fois depuis 2009, la production automobile mondiale a enregistré en 2018 une baisse de 1,3 % par rapport à 2017, avec un volume de 92,12 millions de véhicules légers », indique Claude Cham, président de la FIEV.

Cette baisse a en particulier touché la Chine et l’Europe mais le secteur automobile a selon lui « su s’adapter aux nouvelles orientations des marchés », et notamment à la croissance des besoins en mobilité des consommateurs. Ainsi, sur le marché européen des VL, malgré une baisse de la production de 2,1 % entre 2017 et 2018, les ventes ont progressé de 0,3 % sur cette période. En France, 10e pays producteur de VL dans le monde, 2 269 millions de VL ont été vendus, soit + 2,0 %.

Et les équipementiers de l’Hexagone ont su tirer leur épingle du jeu : en 2018, « les usines françaises ont réalisé un chiffre d’affaires total de 18,98 milliards d’euros, en hausse de 1,5 % par rapport à l’année précédente », poursuit Claude Cham. Selon la FIEV, ces bons résultats sont à mettre notamment sur des capacités de recherche et d’innovation et un savoir-faire technologique. La part du chiffre d’affaires des équipementiers réalisé auprès de la première monte en France est même remontée à 41,2 % en 2018, après avoir chuté de 54 % en 2002 à 37 % en 2013. La FIEV anticipe de ce fait « une légère croissance de l’activité des équipementiers » en 2019.

Vers une spécialisation dans les équipements de haut niveau

« Pour autant, le transfert de la production de certains véhicules vers des sites d’assemblage situés en Europe peut avoir un impact négatif sur l’activité des équipementiers installés en France, nuance la FIEV. Dans ce contexte, il est indispensable que le site industriel France continue de se spécialiser dans la production d’automobiles disposant d’un haut niveau d’équipements. »

Cette évolution oblige les équipementiers non seulement à investir mais aussi à revoir leurs méthodes de travail, vers « une organisation plus collaborative et en réseau, pouvant faire intervenir des start-ups dans une démarche d’innovation ouverte », décrit la FIEV. En outre, le développement de l’électrification et l’automatisation des lignes de production les contraint à acquérir ou renforcer de nouvelles compétences, notamment en robotique, en électronique de puissance, en programmation informatique ou en sécurité des données.