Les Français veulent des mobilités douces pour aller au travail

Aux deux tiers, les salariés français souhaitent des mobilités douces pour aller au travail. Mais ils utilisent leur voiture tout aussi majoritairement. Voici les conclusions d’un sondage réalisé par Zenride, un loueur de vélos de fonction.

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Les Français plébiscitent les mobilités douces pour aller au travail. C’est le constat central d’une étude du spécialiste de la location de vélos de fonction, Zenride. Une étude qui va éclairer les gestionnaires de flotte qui veulent faire passer leur entreprise à une mobilité plus verte. Et qui leur indiquera aussi toutes les contradictions du salarié motorisé. Ce sondage a été mené auprès d’un panel de 1 058 salariés représentatifs de la population française.

La voiture, premier moyen de mobilité

En effet, d’après ce premier baromètre sur les mobilités douces de Zenride, les Français, à 63 %, emploient leur voiture pour se rendre au travail. Et ce, covid-19 ou pas covid-19, pollution ou banquise fondante. Viennent ensuite la marche (26 %), les transports en commun (25 %), le vélo mécanique (12 %), la voiture de fonction (8 %), le covoiturage (7 %) et le vélo électrique (6 %).

Un tiers des Français (35,5 %) passent de quinze à trente minutes pour effectuer ce trajet. Cela fait quand même pas loin d’une heure aller-retour. 31 % y consacrent moins de quinze minutes par aller et 6,5 % y perdent plus d’une heure par trajet. Soit deux heures par jour et dix heures par semaine. Ce qui représente donc une sixième journée de travail à la fin de la semaine…

Des salariés intéressés (ou pas) par les mobilités douces

Mais ce sondage vient aussi démontrer que les salariés voudraient, à 65 %, passer à des mobilités douces pour se rendre au travail. Parmi les répondants, explique l’étude, « 72 % vivent dans des villes de plus de 100 000 habitants. Ils ont pour 71 % un temps de trajet inférieur à trente minutes et habitent pour 80 % d’entre eux à moins de 15 km de leur travail. 63 % utilisent leur propre voiture, 37 % empruntent les transports en commun et 30,5 % pratiquent la marche. 14 % utilisent un vélo mécanique et 7 % un vélo électrique. »

Les récalcitrants, soit tout de même 35 % des sondés, ne veulent rien changer à leurs habitudes. Pour eux, pas de mobilités douces. Première raison, la distance est trop grande entre leur lieu de travail et leur domicile (43,5 % des récalcitrants). Ensuite, pour 31 %, les infrastructures ne sont pas adaptées. Ils mettent aussi en cause les aléas climatiques (29 %) et la peur d’arriver en retard au travail (28 %).

Mobilités douces : les motivations

Enfin, l’étude s’intéresse aux raisons de passer aux mobilités douces. Les salariés souhaitent verdir leurs déplacements, à 43 %, pour pratiquer plus de sport, garant d’une bonne santé. Vient ensuite le fait que, pour eux, la mobilité verte est moins polluante (37 %). Elle permet aussi d’éviter les bouchons pour 20 %. Et finit par leur revenir moins cher (16 %).

Enfin, l’étude pointe la méconnaissance des salariés sur les dispositifs d’aides financières aux mobilités douces. 67 % ignorent ces mesures. En revanche, 15,5 % connaissent l’aide à l’achat régionale, 12,5 % l’aide à l’achat municipale, 8 % le forfait mobilités durables et 6 % les aides au vélo de fonction (voir l’article sur le forfait mobilités durables). Les gestionnaires de flotte ont donc du pain sur la planche.

Voir notre dossier sur les flottes de vélos

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