Que pensent les Français de la voiture autonome ?

Selon une étude du spécialiste de la location de voitures, Enterprise Holdings, 1 Français sur 3 se déclare prêt à acheter une voiture autonome malgré des craintes et des réticences.

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voiture autonome

Menée par Opinium Research sur un échantillon représentatif de plus de 2 400 personnes, l’étude d’Enterprise Holdings révèle le rapport des Français aux voitures autonomes et à leur vision quant à l’avenir de cette nouvelle solution de mobilité.

Démocratisation des voitures autonomes dans 11 ans

En moyenne, les Français sondés s’attendent à ce que les véhicules autonomes fassent partie du paysage automobile dans un peu plus d’une décennie. 56 % des sondés avancent que la démocratisation ne se fera pas avant au minimum 10 ans contre 25 % entre 4 et 7 ans.

De plus, les conducteurs ne s’imaginent plus être forcément propriétaires de leur véhicule. En effet, si 31 % des Français sondés souhaitant acquérir un véhicule autonome le feront en leur nom, 64 % estiment qu’ils pourront accéder à cette technologie via des offres publiques ou partagées. Pourtant, 9 Français sur 10 prévoient que le transport en commun ne pâtira pas de l’arrivée de ces véhicules autonomes, signe qu’ils seront une alternative mobile complémentaire.

De plus, le comportement des conducteurs variera grandement dans les voitures autonomes. Ainsi, 43 % des sondés pensent qu’ils garderont les yeux sur la route, 32 % regarderont les paysages, 22 % liront, 14 % dormiront et 13 % en profiteront pour appeler un ami.

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Concernant la réglementation, les Français prédisent de grands changements. Ils sont 28 % à imaginer que la vitesse sera homogénéisée sur les routes et 20 % à supposer que les véhicules pourront communiquer entre eux.

Les Français redoutent l’autonomie des véhicules

Malgré l’évolution inéluctable des mobilités, les Français prendront leur temps pour s’adapter aux véhicules autonomes. En effet, seuls 6 % des sondés utiliseront immédiatement les véhicules autonomes après la mise en circulation sur le marché, alors que pour 35 % il faudra attendre 5 ans d’usage pour être certains de leur sécurité.

En outre, les craintes ne sont pas forcément liées à la conduite autonome, mais aussi au fait d’oublier la conduite manuelle. 41 % des sondés anticipent que les Français ne sauront plus conduire. 17 % pensent même que la voiture classique deviendra obsolète. Le fait qu’il n’y ait pas de conducteur dans le véhicule est source d’un malaise pour 34 % des sondés. Ceux-ci croient même que cette sensation sera constante. Les chiffres sont plus importants pour les femmes (41 %), les personnes de plus de 65 ans (45 %) et les habitants de zone rurale (43 %).

Les freins à la confiance dans les voitures autonomes sont : le besoin de contrôle (57 %), l’envie de conduire soi-même (57 %), la peur du piratage (32 %). Même parmi les acheteurs potentiels, 57 % souhaitent conserver un véhicule classique, d’une part pour avoir la possibilité de conduire le véhicule (41 %), détenir le contrôle dans certaines situations (28 %), ou encore en disposer comme solution de secours (16 %). 86 % estiment que la voiture ne devrait pas se déplacer sans personne à l’intérieur et 70 % que le permis de conduire devrait être requis pour utiliser une voiture autonome.

Concernant la sécurité routière, 51 % des sondés prédisent qu’il y aura autant d’accidents (32 % en même quantité), voire même plus pour 19 % des sondés. Logiquement, ils ne sont que 49 % à envisager que la voiture autonome entraînera moins d’accidents qu’à l’heure actuelle.