Francfort 2019 : le Defender change dans la continuité

Remplacer le Land Rover Defender, une icône de 70 ans d’âge, appréciée autant des particuliers que des professionnels, sans en perdre une once de ses qualités tout en gommant ses défauts ancestraux : le défi a été relevé.

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Defender

Grande première pour la sixième génération du Defender né en 1946 : le baroudeur abandonne le châssis à échelle et les essieux rigides pour une plate-forme tout alu et des trains roulants indépendants, triangles superposés à l’avant, multibras à l’arrière. Pas facile de convaincre alors les utilisateurs de l’engin, fort prisé des artisans, professionnels du BTP et des collectivités locales. Pour des derniers, outre des capacités de franchissement hors pair, la robustesse légendaire du Defender en ont fait un incontournable des flottes œuvrant hors du bitume.

Un noble baroudeur avant tout

Qu’ils soient rassurés : le nouveau Defender sera toujours disponible en carrosserie châssis court 90 (4,32 m de long) et en châssis long 110 (4,76 m), nus, aménageables et carrossables, en plus des traditionnelles versions 3 et 5 portes (largeur 2,01 m, hauteur 1,97 m, charge utile 900 kg, remorque freinée 3,5 t). Un Defender 130 de 5,10 m de longueur est aussi au programme. De quoi satisfaire tout le monde, les professionnels représentant la majorité des ventes. Et les quatre roues motrices permanentes seront toujours aidées par une gamme de rapports courts, un crabotage des roues avant, un verrouillage des différentiels arrière et central. La « totale », on n’en attendait pas moins, tout comme une garde au sol de 21 cm au maximum avec la suspension pneumatique optionnelle.

Diesel, hybride, hybride rechargeable et même électrique !

Cette dernière génération reste fidèle à l’esprit et au design d’origine qui ont fait le succès du Defender, sans oublier de se pencher sur ses limites et ses défauts : visibilité quasi nulle, niveau sonore inavouable, tenue de route relative, etc.

Les motorisations diesel sont déjà connues : 2.0 TD Ingenium de 200 ou 240 ch à 199 g en NEDC corrélé, et 6-cylindres 3.0 de 400 ch. Sans oublier une version hybride rechargeable de 400 ch (moteur essence 300 ch Ingenium) qui devrait être commercialisée en 2020, quelques mois après les versions thermiques. Une déclinaison 100 % électrique est même envisagée sur la base du Jaguar i-Pace. La commercialisation débutera dès la fin de cette année par la carrosserie longue 110, pour un prix de 55 000 euros, alors que le 90 s’affichera à 49 900 euros.

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