François Santini, UGAP : « nous nous positionnons en véritable acteur de la protection de l’environnement »

Les communes ont la possibilité de recourir aux services de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP) dont la tâche est de fournir administrations et collectivités locales et territoriales au meilleur prix. Elle passe des appels d’offres avant d’agrémenter les fournisseurs, et ce dans tous les domaines. Son responsable marketing produits, François Santini nous explique comment l’UGAP prend en compte la protection de l’environnement dans ses procédures.

- Magazine N°138
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Quel est votre rôle en matière d’équipement des administrations en voitures propres ?

L’UGAP est très engagée et accompagne la volonté de l’Etat de réduire les émissions de gaz carbonique. Cette volonté s’impose aux collectivités publiques et nous nous positionnons de ce fait en véritable acteur de la protection de l’environnement. Historiquement, nous avons eu à équiper la Mairie de Paris en bennes à ordures fonctionnant au GNV, que nous avons ensuite proposé à d’autres communes. Depuis la Loi sur l’air, nous intégrons des allotissements pour le GNV dans les appels d’offres alors qu’auparavant, c’était une proposition que les candidats pouvaient faire. Aujourd’hui, grâce aux conditions que les constructeurs nous accordent, nous pouvons obtenir des véhicules propres à des prix inférieurs de 25 % à ceux proposés par les réseaux de distribution classiques. Cet avantage est très net quand la collectivité est petite, car elle est dispensée de lancer un appel d’offres. Nous nous en chargeons. C’est un gain de temps et une sécurité juridique pour elle

Quelles sont les filières ou technologies que vous privilégiez ?

Nous essayons de valoriser la plupart des technologies en suivant la volonté de l’Etat dont nous sommes le bras armé en quelque sorte. Nous valorisons l’électrique, mais il y a encore peu de constructeurs qui se sont lancés sur cette technologie. Nous attendons mieux d’eux, ils annoncent des projets pour 2010-2012, on aimerait que cela aille plus vite. Les autres filières sont également présentes dans notre offre, comme les biocarburants. Seuls les véhicules hybrides n’y figurent pas, il y a un manque de concurrence sur ce marché, et les prix y sont encore élevés.

Qu’est ce qui motive le plus les communes ?

L’aspect financier de toute évidence. On les aide par conséquent, comme par exemple en les accompagnant dans la gestion des subventions qui n’est pas toujours simple. On peut par exemple faire une avance à la commune qui le demande et l’on est ensuite remboursé par l’ADEME.

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