Le G7 veut développer les véhicules connectés et autonomes

Dans une déclaration commune, les ministres des transports du G7 ont réaffirmé leur volonté de supprimer les freins au déploiement des infrastructures destinées aux véhicules intelligents.

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G7 véhicule autonome - Réunion des ministres des transports du G7 les 21 et 22 juin 2017 à Caligari (Italie)

La réduction des inégalités via un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation, aux opportunités professionnelles, à la culture… Tels sont les enjeux liés au déploiement des infrastructures de transport. Et le risque de fracture entre catégories de population ou entre localités va s’accentuer avec l’arrivée de technologies avancées, dont la conduite automatisée.

C’est autour de ce sujet que se sont réunis les ministres des transports des pays du G7 (États-Unis, Allemagne, France, Italie, Canada, Japon, et Royaume-Uni) les 21 et 22 juin dernier à Cagliari, en Italie. Ils ont adopté une déclaration commune dans laquelle ils ont reconnu le rôle des infrastructures de transport pour améliorer le bien-être social, économique et environnemental. Les sept ministres ont ainsi affirmé leur volonté de développer les investissements dans ce secteur, tant pour maintenir les infrastructures existantes que pour en financer de nouvelles. Ils ont aussi annoncé la création d’un groupe de travail destiné à échanger sur les bonnes pratiques.

Des besoins de planification à l’échelle internationale

Les ministres ont insisté sur l’importance d’une planification solide qui « prenne en compte les impacts socio-économiques à long terme, favorise une approche basée sur le cycle de vie et encourage les solutions efficaces, en incluant une réutilisation intelligente et une maintenance des infrastructures existantes. » Le levier de financement principal reste les fonds privés, à travers des partenariats privé-public.

La déclaration fait toutefois état de plusieurs freins – l’acceptation du public, les procédures administratives et l’environnement réglementaire –, contre lesquels les ministres entendent lutter, notamment en impliquant les acteurs au niveau local.

Supprimer les freins au déploiement des véhicules connectés et autonomes

Ces freins sont particulièrement prégnants quant aux véhicules autonomes et connectés qui posent de nombreuses questions légales et éthiques, tant en termes de sécurité et de confidentialité des données que d’accidentologie. Pourtant, selon la déclaration, ces technologies peuvent non seulement améliorer la sécurité routière, mais aussi favoriser un accès plus égalitaire aux transports, à condition de les rendre « accessibles et utilisables par les populations âgées et handicapées, et à des prix abordables pour les utilisateurs à faibles revenus. »

Les ministres ont ainsi réaffirmé leur « engagement à chercher à identifier et à supprimer dans les réglementations existantes les potentiels obstacles à l’introduction de technologies de conduite automatisée et connectée, à l’échelle nationale et internationale. »

Lire la déclaration commune des ministres des transports du G7

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