Geneva International Fleet Meeting : le véhicule en mode autonome

Plus de 250 invités se sont retrouvés à Genève pour les troisièmes rencontres internationales des flottes. Autour du thème de la conduite autonome, avec Tesla en vedette américaine.

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Geneva International Fleet Meeting : le véhicule en mode autonome

Organisé comme chaque année depuis 2014 par le cabinet Fleet Competence Europe GmbH et le magazine suisse About Fleet, le Geneva Fleet Meeting s’est déroulé le mardi 2 mars à Palexpo, en marge du salon de l’automobile. Le thème abordé cette année par les organisateurs : la conduite autonome et son impact sur les flottes.

Pour introduire le sujet, ce n’est autre que Jon McNeill, directeur des ventes et services de Tesla, qui a donné sa vision des choses, façon TED, sur le développement de la marque et les évolutions du monde automobile. Une demi-heure de présentation pour convaincre les acteurs présents de l’intérêt de la voiture électrique et surtout de sa compatibilité avec les systèmes de conduite autonome.

La firme américaine vient en effet de lancer, sur le logiciel de ses véhicules (Model S et Model X), la fonction Autopilot, prémices de la conduite 100 % autonome. Ce dispositif permet de lâcher les mains du volant et de se laisser conduire sur les voies à sens unique ou dans les embouteillages. Une petite révolution pour les usagers et les gestionnaires de flotte, notamment en matière de sécurité. Avec à la clé une baisse de la sinistralité et des coûts liés (RH, assurance, entretien et réparation, etc.).

Jon McNeill a aussi rappelé que plus de 97 % des accidents étaient causés par un facteur humain, fatigue ou distraction. Il a ajouté que dans près de la moitié des accidents, les conducteurs n’ont pas le temps de mettre le pied sur le frein avant le choc.

Du côté des intervenants à la conférence, Csaba Csiszko, directeur environnement, santé et sécurité chez Philip Morris International, a suggéré qu’un algorithme pourrait remplacer le rapport de police afin de mieux cerner les causes des sinistres. Pour sa part, Knut Krösche, directeur des ventes globales chez Volkswagen, a rappelé que l’expérience de la télématique, acquise sur les véhicules commerciaux, pourrait être très utile pour le développement de la conduite autonome. Sans oublier que grâce à l’exploitation des données, on pourrait bientôt parler de « Mobility 3.0 ».

En tant que responsable de l’organisation mondiale de l’approvisionnement de l’éditeur de logiciels SAP, Markus A. Falk (Global Car Fleet) a confirmé que l’on pouvait aller encore plus loin sur la conduite autonome et durable des véhicules d’entreprise. Quant à Janice Sutton, P-DG de la plate-frome Fleet Management Weekly US, elle s’est réjouie qu’un véhicule puisse, en cas de vol, se rendre tout seul au commissariat de police le plus proche, avec son voleur à bord…

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