Gérer les déchets coûte cher

La gestion des déchets a un coût, et plus encore pour les petites enseignes qui n’ont ni la surface pour stocker, ni les volumes pour intéresser les collecteurs.

- Magazine N°160
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Gérer les déchets coûte cher

« Il y a de nombreux opérateurs susceptibles de récupérer les déchets, mais souvent à des prix rédhibitoires », observe Jean-Claude Pierre, président de la chambre des métiers du Limousin et gérant du garage Suisse Océan, dans la Creuse. « En négociant avec eux de meilleures conditions financières, nous proposons aux entreprises des solutions acceptables. » Mais tout le monde ne s’y retrouve pas. Alain Fouque, gérant des Etablissements VAC dans les Bouchesdu- Rhône, juge les tarifs encore élevés. Mais le plus gros problème pour sa petite enseigne, c’est le manque de place : « Je ne dispose que de 200 m2, il en faut au moins 50 pour entreposer les bacs nécessaires à la récupération. »

Ces difficultés incitent à organiser des solutions collectives, à l’instar de ce qu’il se fait dans la Creuse. « Un département peu peuplé, avec un nombre important de petites entreprises éparpillées, explique Jean-Claude Pierre. Il faut donc regrouper les produits à recycler, des batteries par exemple, chez un adhérent plus grand du réseau et partager les frais, mais ce n’est pas facile à gérer. » Il n’empêche, lorsque la filière est très organisée, les enseignes ont plus de facilité à gérer leurs déchets. « Quand les fournisseurs en assurent la récupération, je recycle, comme avec les huiles usagées, la ferraille, les batteries, etc.», remarque le professionnel Alain Fouque. Une organisation soumise parfois à de fortes tensions, comme la filière pneus où la collecte reste difficile avec un réseau saturé.

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