Gestion de parc : Qui fait quoi ?

- Magazine N°133
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Les entreprises restent fidèles à leurs modes de financement préférés. Comme le rappelle le dernier baromètre de l’OVE, dans les entreprises de moins de 100 salariés, l’achat est le mode de financement principal pour une entreprise sur deux (52 %). Il est notamment très répandu dans les sociétés de moins de 10 personnes. Le crédit auto et la LOA ont un poids assez proche, avec respectivement 25 % et 19 % des cas. Quant à la LLD, avec 5 %, elle reste peu utilisée. Pour les sociétés de 10 à 99 salariés, c’est la LOA qui est recommandée par les dirigeants (36 %), talonnée par l’achat (34 %). Dans les structures de plus de 100 salariés, la LLD s’impose comme mode de financement privilégié (63 %). Dans les entreprises de plus de 1000 personnes, on a recours à la LLD de façon quasiment systématique (79 %). L’achat en propre et la LOA suivent (15 % et 5 %), tandis que le crédit n’est plus du tout utilisé.

Quelles sont les habitudes de financement et de gestion dans les grands secteurs industriels français ? Le bâtiment est un grand pourvoyeur de clients pour l’automobile. Selon Olivier Rigoni de Cogécar, « c’est un secteur intéressant car dans un ratio que peu de branches connaissent, un véhicule-un homme ». Les volumes y sont importants, avec des négociations directes avec les constructeurs, des durées de détention longues. L’achat y est roi. A l’inverse la LLD est reine dans l’industrie pharmaceutique, à cause de ses forts contingents de visiteurs médicaux. « Tous les grands labos sont des clients de choix pour la LLD, avec des risques minimes, une rotation rapide des véhicules et un fort besoin de services associés », précise- t-il. Dans le secteur tertiaire, plus la taille des sociétés concernée est importante, plus le recours à la LLD est forte. Enfin pour les sociétés évoluant dans l’univers des nouvelles technologies, la LLD est majoritairement utilisée, avec le véhicule comme élément essentiel du contrat de travail. « L’avenir dira si ce secteur est l’Eldorado de la LLD pour les prochaines années », analyse Olivier Rigoni.