Gestionnaire de flotte : comment maintenir sa veille informationnelle

Le monde de l’automobile est en constante évolution. Nouvelles normes, nouvelles règles juridiques ou encore nouveaux modèles, le gestionnaire de flotte se doit d'être informé.

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veille informationnelle

Pour le gestionnaire de flotte, la veille informationnelle est essentielle. « Un fleet manager doit faire preuve d’une curiosité de tous les instants. Il travaille sur un marché qui bouge tout le temps car le sujet est complexe, et l’on demande à ce responsable de gérer au plus serré des coûts et des prix extrêmement mouvants avec les loyers, le carburant et les assurances », souligne d’emblée Robert Maubé, expert-conseil en gestion de flottes pour le cabinet RRMC et pour Flottes Automobiles.

D’abord la veille interne

Très concrètement, la première veille doit donc être interne. Pour cela, il faut rechercher l’information auprès de ses collègues et des autres départements de son entreprise. La direction peut avoir décidé de baisser les coûts globaux des achats, ce qui aura des incidences sur l’acquisition ou la location de véhicules. Même principe si le management souhaite intégrer le cercle vertueux de la diminution du CO2 rejeté par la flotte.

Il faut aussi s’enquérir et connaître les sujets impliquant les ressources humaines, la direction ou les politiques du management de son entreprise. Il s’agira par exemple d’une volonté d’améliorer le niveau de sécurité des salariés. Il peut alors être nécessaire de former les conducteurs aux principes d’une bonne conduite. D’autres décisions sont aussi à connaître le plus tôt possible comme l’objectif de réduire le nombre de véhicules de fonction ou de développer l’autopartage.

Paeillement, la direction peut envisager d’intégrer des outils de télématique embarquée pour suivre les véhicules. Mieux vaut le savoir en amont car cette démarche nécessitera des accords avec les représentants du personnel et avec la Cnil. C’est pourquoi la première des veilles doit consister à se renseigner, en interne, auprès des services de son entreprise.

Ensuite la veille externe

La seconde veille est externe. Pour cela, il faut demander aux loueurs des renseignements, recouper les informations, consulter ses pairs lors des rencontres et des salons. Cette veille permanente contribue à s’enrichir et à enrichir son entreprise.

La presse est aussi un élément indispensable pour améliorer ses connaissances. « Pour ma part, je lis énormément. Je commence par Le Journal de l’Automobile pour disposer d’informations sur les derniers modèles sortis. Je suis aussi lectrice de Flottes automobiles. Je m’appuie également sur les déclarations des constructeurs ou des pétroliers. Le site de Total me permet ainsi de me tenir au courant de ce qui concerne les taux de CO2 des voitures », énumère Semina Mezi, responsable de flotte (145 véhicules) et de la mobilité du distributeur de composants électroniques Avnet.

Semina Mezi est aussi abonné aux réseaux sociaux comme LinkedIn. « J’y consulte des textes de plusieurs sources, de professionnels variés, liés à des activités multiples. J’ai donc accès à de l’information différente. C’est du partage d’info. »

Sans oublier la presse

Un gestionnaire de flotte avisé se devra aussi de lire un quotidien généraliste comme Le Monde, un quotidien économique de type Les Échos ou un hebdomadaire comme L’Usine Nouvelle ou La Gazette des Communes. Le Journal Officiel, certes aride, constitue aussi une excellente source d’informations.

Pour peaufiner cette quête, une vision à 360 ° degré est à conseiller en consultant des utilisateurs pas toujours contents, des acheteurs pointilleux, des entreprises sourcilleuses, des gestionnaires, des constructeurs, des loueurs et des réparateurs. Le tout est ensuite ‒ et c’est bien le plus dur ‒, d’analyser, de faire la part des choses et de synthétiser pour déterminer l’état du marché et les mouvements dynamiques.

Enfin, être en avance de phase

Enfin, être en avance de phase est impératif. Cela demande d’avoir un peu d’imagination et de regarder tout ce qui se fait. Il faut alors s’appuyer sur un réseau de spécialistes de l’innovation et de la prospective. Le Club Flottes Automobiles (voir le site) et les clubs des réseaux sociaux tel Viadeo peuvent représenter une façon de se tenir au courant.

Des ouvrages de prospective sont aussi à recommander comme « Éloge de la mobilité » de Jean Viard. Il est aussi possible de s’intéresser à des sites ou revues comme Futuribles.

Enfin, il existe aussi des webinars ou des sites français et étrangers comme ceux, sur la mobilité, de Fleet Europe (voir le site) ou de Fleet Forward Conference (voir le site). De nombreuses newsletters sont enfin accessibles comme celles de Flottes Automobiles bien sûr (voir le site) ou de l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles, voir le site).

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