GNV et bioGNV : la coopérative Gaz’Up élargit son réseau de stations

En rachetant les stations au GNV de Mobiligaz, la coopérative Gaz’Up porte son réseau français à quinze stations au GNV détenues par des transporteurs. Illustration avec TC-Transports.
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La station du Coudray-Montceaux est la seconde dont Jean-François Cassier est le propriétaire. Elle profitera de la clientèle des transporteurs livrant l’Île-de-France.

La formule de création en coopérative de stations GNC, GNL ou GNL-C que propose Gaz’Up aux transporteurs prend de l’ampleur. Mi-juillet, la coopérative a ainsi racheté Mobiligaz, filiale française du groupe énergétique Naturgy. Et porté son réseau à quinze stations en y ajoutant celles de Castets (40), Bordeaux Lac (33), Poitiers (86), Caen (14), et les prochains sites de Craywick (59) et La Veuve (51).

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Fin 2022, le réseau français de stations GNL-C de Gaz’Up comprendra 25 stations destinées à ravitailler principalement les transporteurs roulant au gaz.

Cette acquisition, faite avec l’aide du fonds d’investissement mutualiste Swen Capital Partners, donne aussi à Gaz’Up la capacité de créer son propre fonds d’investissement : Gaz’Up Invest. Qui lui permettra, dès le 30 septembre, d’acquérir dix stations supplémentaires en France. Fin 2022, la coopérative couvrira l’ensemble de la France avec un réseau de 25 stations détenues par des transporteurs. Gaz’Up Invest financera de nouveaux services et la disponibilité de nouvelles énergies.

Illustration par l’exemple

Dirigeant de TC-Transports, Jean-François Cassier a ouvert avec Gaz’Up sa seconde station GNL-C en juin dernier, au Coudray-Montceaux (91). Une démarche qui environnementale devenue aussi économique avec l’ambition de « sortir du monopole des pétroliers, lance-t-il. Nous, transporteurs, n’avons aucune latitude sur les composantes de nos coûts de revient : salaires, gazole, autoroutes, prix des camions, et peu de différences de prix. Grâce au modèle Gaz’Up et au GNV, énergie alternative la plus plausible pour le transport industriel de charges lourdes, je vais pouvoir activer des leviers économiques et procurer un avantage aux transporteurs. »

Mais Jean-François Cassier reste pragmatique : « Une station au gaz n’est pas un outil pour faire du profit car on s’endette pour dix ans. Mais je ne perds plus d’argent avec la station de Digoin (71) que j’ai ouverte en 2017 et les rentrées financières me permettent à présent de consommer et de proposer du biogaz. Il est de 0,12 à 0,15 euro plus cher que le GNV, mais il représente un avantage commercial. »

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En juin, Gaz’Up a racheté toutes les stations Mobiligaz de Naturgy.

Une économie basée sur la mutualisation

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Jean-François Cassier

Le principe de Gaz’Up nécessite l’engagement des transporteurs. « La station est publique mais appartient à un transporteur qui emprunte 100 % de son coût, s’engage à consommer une quantité de gaz équivalant à l’avitaillement de vingt camions et fédère d’autres transporteurs usagers », explique Jean-François Cassier. Swen Capital Partners finance la construction de la station et Gaz’Up la gère, tandis que GRDF fournit le gaz. Un acteur public et des acteurs logistiques soutiennent le projet, comme Sigeif Mobilités, le distributeur Lidl et Valimmo Foncière au Coudray-Montceaux. « La station est bien située au bord de l’autoroute A6. Nous n’aurons donc pas besoin de démarcher des clients consommateurs et ma gestion se limitera à la comptabilité ».