Happy Car s’intéresse à La Poste

C’est une toute jeune chaîne de réparation et d’entretien courant. Mais cette filiale du groupement CDA, créée en 2003, a d’ores et déjà une belle signature à son actif.

- Magazine N°123
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La Poste lui a ainsi fait confiance pour une partie de son parc. A Bollène dans le Vaucluse, le centre auto local ayant fermé, c’est le Happy Car local qui a repris le marché des véhicules de La Poste pour l’entretien courant. Les flottes ne sont toutefois pas un marché sur lequel l’enseigne a mis particulièrement l’accent. C’est davantage une stratégie au cas par cas, où la proximité joue un grand rôle. Mais un accord local fait quelquefois plus qu’une alliance nationale, explique-t-on au siège de Happy Car. Lorsqu’elle voit le jour il y a quatre ans, le monde automobile ne ressemblait absolument pas à ce qui existait il y a une quinzaine d’années lorsque les centres auto étaient apparus. Chez Happy Car, il n’y a ni droit d’entrée, ni royalties perçues sur le chiffre d’affaires réalisé. « Nous nous rémunérons sur les ventes faites avec nos fournisseurs. Lorsque les équipementiers fournissent des pièces à nos centres auto, nous prenons notre pourcentage », explique Sandrine Chapus, en charge du commercial.

Pas question pour Happy Car de concurrencer les grandes enseignes de la réparation automobile. Les implantations sont réalisées en zone périurbaine, via des contrats de concessions de marques de cinq ans. L’offre de ce concept tente de se différencier de la concurrence avec une partie boutique et une partie atelier. Un effort particulier est consenti sur l’accueil, l’éclairage, et la tenue du personnel. Chez Happy Car, on essaie par exemple que les ateliers ne sentent pas trop le pneumatique. La politique prix ne consiste pas à faire du discount : priorité est donnée au meilleur service pour le prix du marché. Toutes les opérations ne sont pas réalisées sur l’ensemble des centres. Les grosses réparations se concentrent sur certains des 20 adhérents. C’est le cas, par exemple, des changements de courroies de distribution, ou d’un pot catalytique. Les entretiens les plus techniques bénéficient d’un outil de diagnostic ad hoc, que l’on ne trouve -là encore- pas dans tous les centres.

Les responsables des centres Happy Car ont le plus souvent une grande expérience de la réparation automobile, soit en tant qu’ancien MRA, soit comme ancien mécano. Parmi les responsables, le réseau compte aussi une bonne part d’ex-commerciaux d’équipementiers, ou des gens qui ont déjà une affaire. Le responsable du Happy Car de Bastia, exploitait ainsi une station-service.

Happy Car ne compte pas s’arrêter à 30 points de vente. D’ici la fin 2007, il table sur une vingtaine de centres supplémentaires. Chaque ouverture nécessite en moyenne 200 000 euros d’investissement, mais peut prendre six mois. Il n’y a pas de course à la taille critique pour la taille critique, affirme-t-on dans l’enseigne. La priorité est que les centres auto gagnent de l’argent et soient fiables. Il n’est pas bon qu’un Happy Car ouvre pour quelques temps seulement…

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