Hausse du carburant : le gouvernement prend des mesures

Le premier ministre Édouard Philippe a présenté ce matin sur RTL les deux principales mesures destinées à accompagner les Français face à la hausse des prix du carburant. Au programme : le renforcement de la prime à la conversion et l’élargissement du dispositif des IK.

1050
carburant

« On ne va pas annuler les hausses des carburant, on ne va pas annuler la taxe carbone », a annoncé d’emblée ce matin sur RTL le premier ministre. « Le président de la République s’est engagé pendant la campagne présidentielle à progressivement faire peser sur le pétrole une partie des prélèvements fiscaux plutôt que sur le travail, a-t-il rappelé. Mais nous avons également entendu le besoin exprimé par les Français d’être accompagnés dans cette transition car elle est difficile. » D’autant qu’en les encourageant à s’équiper de chaudières au fioul ou de véhicules diesel, « l’État a placé les Français dans une situation de dépendance à une énergie qui est à la fois chère, étrangère et polluante », reconnaît le premier ministre.

Le gouvernement va donc déployer un plan destiné à accompagner les Français dans cette transition énergétique, dont les détails seront communiqués aujourd’hui après le Conseil des ministres. Édouard Philippe a toutefois présenté les deux principales mesures de ce plan : le renforcement de la prime à la conversion et l’élargissement du dispositif des indemnités kilométriques (IK).

Super-prime à la conversion et élargissement des IK

L’État prévoit en effet de créer une super-prime à la conversion réservée aux « 20 % des Français les plus modestes » et permettant d’atteindre 4 000 euros de subvention, y compris pour acheter un véhicule d’occasion. En outre, l’objectif de 500 000 primes financées sur la durée du quinquennat sera doublé, alors que 280 000 dossiers ont déjà été traités sur les dix premiers mois. Le tout sera financé par le budget de l’État.

En parallèle, le dispositif des IK, actuellement utilisé par 5 millions de Français, sera notamment étendu aux petites cylindrées. L’objectif : « accompagner ceux qui le plus besoin d’être accompagnés parce que leur métier ou leur activité les contraint d’utiliser de façon très intense leur véhicule ». « Nous voulons faire en sorte que ceux qui roulent beaucoup mais avec des voitures qui consomment peu et polluent peu puissent être avantagés », a argué Édouard Philippe. Autre piste : la défiscalisation des aides régionales au covoiturage, comme c’est déjà le cas pour le chèque carburant dans certaines régions. L’ensemble de ces mesures devrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2019.

Vous aimez cet article ? Recevez chaque mardi notre newsletter