Hautier acquiert les transports Picq et Charbonnier

Le groupe Hautier a racheté les transports Picq et Charbonnier. Suite à cette acquisition, il s’en remet aux stations publiques pour alimenter sa nouvelle flotte de 80 Iveco S-Way au GNV.
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En intégrant l’activité Général Cargo de Picq et Charbonnier, le groupe Hautier complète son maillage national.

Fin juillet, Christophe Charbonnier (Picq et Charbonnier) a vendu son activité de transport de fret au groupe Hautier pour se consacrer au projet et aux transports de Bourgogne Bio-GNL. Dans ce cadre, il conserve les stations GNV d’Avallon et Auxerre, dont il reste gérant dans la coopérative Gaz’Up. Le groupe Hautier porte son chiffre d’affaires à 150 millions d’euros, avec 1 600 collaborateurs, 980 véhicules moteur, dont 80 poids lourds roulant au GNV, et 1 200 semi-remorques.

Hautier parachève aussi son réseau national. « Les sites de Picq et Charbonnier complètent notre maillage entre le Nord et le Sud-Est de la France, confirme Marc Inçaurgarat, responsable de parc chez Hautier. Nous augmenterons nos activités de transport sur cette zone et servirons mieux nos clients en transports de produits conditionnés, dont la distribution de messagerie et de palettes pour le groupement Flo et Flo Palettes, de vrac industriel et alimentaire et de pompage et entretien-dépannage de réservoirs sous pression ».

Les VI au gaz de Hautier s’alimenteront aux stations Gaz’Up dont Christophe Charbonnier reste gérant.

Picq et Charbonnier : 80 poids lourds au GNV

Marc Inçaurgarat, responsable de parc chez Hautier

Le responsable de parc voit sa gestion de flotte se complexifier, mais il a déjà sa stratégie. « Les conducteurs Hautier assureront les transports du groupe, tandis que les conducteurs Picq et Charbonnier mixeront les activités du groupe et de leur entreprise selon le secteur et les besoins, explique-t-il. Les 80 poids lourds au GNL et au GNC de Picq et Charbonnier s’ajouteront à nos 20 Iveco roulant au GNC et s’alimenteront en gaz dans les stations publiques. Ils intégreront notre flotte thermique de Mercedes-Benz, de Renault Trucks et de DAF, dont 80 % peut rouler au biocarburant HVO-XTL d’Altens. En effet, nous possédons deux cuves de XTL à Saint-Julien-de-Concelles (44450) et Rouvry (62320) ».

Le groupe Hautier propose à ses clients du gazole, du HVO-XTL et du GNV selon le prix et leur souhait d’améliorer leur bilan carbone.

Gazole, XTL ou GNV à la demande

Hautier voudrait aussi rouler au B100 de colza, pour bénéficier du suramortissement et de la vignette Crit’Air1, mais aucun client ne lui demande. « Rouler aux énergies propres est notre souhait. Mais un transporteur ne peut seul faire évoluer l’activité alors que la gestion du carburant s’effectue en flux tendu et au jour le jour, remarque Marc Inçaurgarat. Il faut que les clients participent en acceptant le surcoût. Nous utilisons donc du gazole, du gaz et surtout du HVO-XTL, en fonction de leur prix et de la demande des clients, à qui nous communiquons ensuite le quota de CO2 émis pour leur bilan carbone ».

Hautier teste des Renault Trucks E-Tech en octobre

Cette mixité ne pose pas de problème au groupe. « Nos ateliers intégrés maintiennent nos VI au gazole et au XTL et nous avons des contrats d’entretien Full Service pour le GNV, détaille Marc Inçaurgarat. Nos conducteurs s’investissent dans la politique énergétique du groupe et s’adaptent aux véhicules qu’on leur attribue ».

Dès octobre, Hautier testera un Renault Trucks Master Z.E. et un D Z.E. E-Tech pour livrer Lyon.

C’est pourquoi, au-delà de l’acquisition des transports Picq et Charbonnier qui contribue à la transition énergétique de ses activités, Hautier testera, en octobre 2022, ses premiers Renault Trucks E-Tech électriques pour sa distribution lyonnaise. « Nous testerons un Master E-Tech de 3,5 t et un Renault Trucks D Z.E. E-Tech de 16 t avec leurs bornes de recharge », complète Marc Inçaurgarat.

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