Honda veut créer des batteries réutilisables pour véhicules électriques

Honda et les constructeurs KTM AG, Piaggio & C SpA et Yamaha Motor Company ont signé, le 1er mars 2021, une lettre d’intention pour la création d’un consortium de développement de batteries réutilisables pour motos et véhicules électriques légers.
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Honda batteries réutilisables
Photo d'illustration (C) Honda

Honda s’est associé avec Yamaha Motor Company, le constructeur de vélos et de motos autrichien KTM et le constructeur italien de deux-roues Piaggio. Honda et ses nouveaux partenaires veulent en effet créer un groupe de développement de batteries réutilisables. Plus précisément, l’objectif de leur consortium est de définir un standard technique commun de batteries réutilisables. Cette norme s’appliquerait aux cyclomoteurs, motos, tricycles et autres quadricycles légers.

Un standard de batteries réutilisables

Les quatre membres fondateurs pensent que « ce système de batteries standardisées promouvra l’utilisation de véhicules électriques légers. Il améliora aussi la gestion du cycle de vie des batteries utilisées dans le secteur des transports. »

En parallèle, les constructeurs souhaitent accroître l’autonomie des véhicules électriques, réduire leur temps de recharge et limiter les coûts des infrastructures et des véhicules afin d’encourager l’électromobilité.

Le groupement commencera ses activités dès mai 2021. Il travaillera avec « des organismes de normalisation nationaux et internationaux ainsi que les parties prenantes intéressées pour définir les futures normes techniques internationales. » Honda et ses associés encouragent, par ailleurs, « les structures intéressées à les rejoindre. »

L’accord de Paris en ligne de mire

Leur projet s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat adopté par 196 parties en 2015. Pour rappel, ce traité vise à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. L’Union européenne a révisé cet objectif en décembre 2020. Cette réduction des émissions doit désormais atteindre au moins 55 % d’ici 2030. Mais son but reste le même : contenir l’élévation de la température de la planète nettement en dessous de 2°C – voire de la limiter à 1,5°C – par rapport aux niveaux préindustriels pour diminuer les conséquences du changement climatique.