L’huile de colza B100 a convaincu vingt transporteurs en un an

Le carburant à l’huile de colza B100 affiche un bilan énergétique 3,7 fois supérieur à sa production, une réduction de 60 % des gaz à effet de serre et une compatibilité avec les moteurs diesel.

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huile de colza B100
Citerne Blondel-Voisin

Autorisé depuis le 29 mars 2018, le carburant B100 à l’huile de colza d’Oleo 100 a engrangé vingt transporteurs de fret ou acteurs du transport collectif dans sa clientèle en un an de négoce. Parmi eux le groupe Stef et la société Blondel-Voisin qui milite depuis vingt ans pour l’usage de l’huile de colza dans les poids lourds. Produit par le groupe agroalimentaire Avril et commercialisé par sa filiale Oleo100, le B100 est un carburant 100 % végétal issu d’huile de colza estérifiée. Devenu ester méthylique d’huile végétale (EMHV), il est utilisable dans tout véhicule diesel Euro 6 neuf ou d’occasion dont le constructeur garantit la compatibilité.

Un coût identique à celui du diesel

Seules obligations : la possession par le transporteur de sa propre flotte et de sa propre cuve, le gouvernement limitant l’usage du B100 aux flottes captives. Le B100 affiche une réduction de 60 % des GES et un bilan énergétique 3,7 fois supérieur à sa production. Autre argument : Oleo100 nettoie ou fournit la cuve, puis le carburant sous quatre semaines. Le coût du B100 est équivalent à celui du diesel et Oleo100 le vend net de TICPE. Oleo100 espère faire rouler 15 000 camions au B100 d’ici 2023. La France produisant chaque année 1,5 million de tonnes d’huile de colza pour le B100, elle aurait de quoi alimenter près de 90 000 poids lourds.