Hybridation essence et diesel enfin !

Toyota-Lexus a tiré le premier en hybride essence-électrique mais pour l’heure, le N°1 mondial se refuse à entrer dans l’hybridation diesel faute d’un marché US sensible à l’argument.

- Magazine N°133
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Toyota-Lexus a tiré le premier en hybride essence-électrique mais pour l’heure, le N°1 mondial se refuse à entrer dans l’hybridation diesel faute d’un marché US sensible à l’argument. Pas de vente à l’échelle planétaire signifie pour le nippon, pas de vente du tout. Ce n’est pas l’avis bien sûr des constructeurs européens, à commencer par Mercedes et BMW mais aussi Peugeot-Citroën. Mais ils commenceront sagement par l’hybridation essence. Le ML 450 Hybrid comportera un mode totalement électrique pour circuler dans les zones restreintes des centres-villes et fera des étincelles sur la route. Jugez plutôt : un V6 essence de 279 ch et 338 Nm de couple et deux moteurs électriques de 61 ch, le tout offrant 340 ch et 480 Nm pour 7,7 l/100 km et 185 g/km de CO2. En mode tout électrique, le système bascule sur la puissance maxi électrique qui monte alors à 163 ch, largement suffisant en ville. On retrouvera le même principe mi-2009 sur la S 400 Hybrid avec le V6 de 279 ch et un module hybride de 20 ch et 160 Nm pour les démarrages. Le tout combiné autorise 299 ch et 375 Nm pour un 0 à 100 km/h en 7,3 s et 250 km/h de vitesse maxi avec une consommation de 7,9 l, soit 190 g de CO2.

Hybride diesel pour l’Europe

> Etape suivante en 2010 avec l’hybridation du diesel Bluetec sur la E 300 Bluetec Hybrid avec le 4 cylindres 2,2 l de 204 ch et 480 Nm complété par un moteur électrique de 20 ch. De son côté, la E 300 Bluetec Hybrid reprend le 4 cylindres mais avec un couple de 560 Nm pour une consommation de 5,1 l/100 km et 134 g/km de CO2 ! La S300 reprend elle aussi ce moteur mais voit fatalement sa consommation grimper à 5,4 l, soit 142 g… Pas trop mal pour une grosse berline qui pointe à 240 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 8,4 s. Il faudra tout de même attendre 2011 pour goûter au plaisir de l’hybridation diesel sur la nouvelle Classe C avec la C 300 Bluetec Hybrid qui est annoncée à 122 g de CO2 et 4,6 l/100 km pour une puissance combinée de 224 ch et 560 Nm (236 km/h, 7,2 s de 0 à 100 km/h). Et la E 400 Bluetech Hybrid viendra coiffer la gamme avec son V6 diesel de 245 ch couplé à un moteur électrique de 20 ch, le tout offrant 265 ch et 630 Nm. Pas moins de 250 km/h, 7,3 s de 0 à 100 km/h pour 5,8 l/100 km et 154 g de CO2. Chez BMW, le prototype X6 Active Hybrid dont les composants sont développés en commun avec Mercedes-Benz et General Motors devrait aussi être présenté au salon de Francfort dans moins de deux ans pour une commercialisation dans la foulée. En revanche, la firme bavaroise reste discrète sur les caractéristiques techniques. Tout ce que l’on sait aujourd’hui c’est qu’il s’agit de moteurs électriques et essence ou diesel avec une transmission bi-mode (tout électrique et hybride) par dérivation de puissance, différente du système Toyota et encore plus sobre. BMW annonce même une baisse de 20 % de la consommation par rapport au mode essence équivalent. Logiquement, General Motors, au travers d’Opel, devrait aussi présenter ses hybrides essence-diesel puisque le géant américain partage la plateforme technique avec ses deux concurrents allemands.

> Citons enfin la commercialisation en 2009 (probablement pour le salon de Francfort) de la Peugeot 308 et de son homologue Citroën C4 avec une motorisation hybride électrique de 22 ch complétée par les 110 ch du 1. 6 HDI. Soit un total équivalent au 2. 0 HDi de 136 ch mais avec une consommation mixte de 3,4 l/100 km et 90 g/km de CO2 ! Conforme aux normes Euro 5, cette 308 HDI peut aussi rouler exclusivement en mode électrique – dit «ZEV» pour Zero Emission Vehicle – dans les centres urbains à circulation limitée et réglementée. Le moteur diesel entre alors en fonction plus tardivement.

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