Publi-Communiqué

Igor Czerny, directeur transports et véhicules électriques au sein d’EDF : C’est ensemble que nous ferons émerger une mobilité durable

Le groupe EDF, leader européen des énergies renouvelables, est fortement engagé dans la promotion du véhicule électrique pour accompagner ses clients vers des modes de mobilité durables participant aux objectifs de réduction de CO2.

- Magazine N°154
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EDF est fortement engagé dans la promotion du véhicule électrique

 Comment EDF est-il impliqué dans le développement des véhicules électriques ?

 Igor Czerny : EDF est dotée d’une solide expérience dans l’exploitation de véhicules électriques et de bornes de charge, d’une forte d’expertise scientifique et technologique, tant dans les batteries que dans les infrastructures, et d’une capacité de production d’énergie « propre » unique en Europe. Depuis un an, il existe une véritable dynamique internationale autour du véhicule électrique. Nous sommes dans une phase d’expérimentation et de standardisation au sein de laquelle EDF joue un rôle important, notamment par sa participation aux groupes de travail gouvernementaux. Dans ce cadre, EDF contribue à définir les standards pour le développement de véhicules rechargeables et notamment pour les infrastructures de recharge. Créer des normes est en effet essentiel pour structurer le marché.

 En quoi consistent les accords signés entre EDF et les constructeurs Renault, PSA et Toyota ?

 I. C. : Avec Renault, nous allons mener un test en région parisienne avec une centaine de véhicules de quatre types différents pour évaluer les infrastructures de recharge et les stations d’échange de batterie. Avec PSA, nous expérimentons des hybrides rechargeables. Avec Toyota, nous participons à une triple première mondiale à Strasbourg. C’est la première fois qu’une flotte aussi importante de véhicules hybrides rechargeables sera testée, soit une centaine de type Prius. De plus, c’est la première fois que seront testées à si grande échelle des batteries lithium-ion. Enfin, les infrastructures de charge utilisées sont innovantes et l’expérimentation aura une dimension transfrontalière avec la participation de la filiale allemande du groupe EDF, EnBW.

 Le défi principal du véhicule électrique et du véhicule hybride rechargeable repose sur les performances des batteries et de l’infrastructure. EDF est-elle active sur ce dossier ?

 I. C. : Historiquement, EDF est l’un des principaux utilisateurs de batteries. Une quinzaine d’ingénieurs travaillent sur ce dossier. Il reste plusieurs défis à relever dont notamment le cycle de vie de la batterie. Que deviendra-t-elle en fin de vie, au bout de 5 ans ? C’est une question à la fois technique, économique et commerciale qui reste ouverte et sur laquelle travaillent les acteurs de la filière. Pour l’infrastructure près de 90 % des besoins de recharge seront assurés au domicile, dans les parkings publics ou ceux des entreprises. Pour 120 kilomètres d’autonomie, il faudra compter environ 8 heures de recharge (charge dite normale). Les besoins de recharge complémentaires (10 %) devront être assurés par des infrastructures sur la voie publique. Le plan de déploiement du Gouvernement annoncé par Jean-Louis Borloo le 1er octobre prévoit la création de 4 400 000 points de recharge pour les 2 millions de Véhicules électriques ou hybrides rechargeables attendus d’ici 2020 : 4 millions à domicile, dans les entreprises et dans les parkings publics, 340 000 points publics en charge normale et 60 000 points publics de recharge rapide. Une partie du grand emprunt national sera dédiée à ce déploiement.

 Comment EDF accompagne-t-il les entreprises et les collectivités territoriales qui veulent déployer une flotte de véhicules décarbonés ?

 I. C. : Le développement du véhicule décarboné passera d’abord par l’hybride rechargeable et concernera dans un premier temps les flottes captives avant d’intéresser les particuliers. Pour contribuer à l’émergence du marché, EDF fait partie du groupe de grandes entreprises, de collectivités et de représentants de l’Etat animé par Jean-Paul Bailly, le président de La Poste. Après avoir établi un cahier des charges, ce groupe va lancer un appel d’offres pour la livraison de 100 000 véhicules électriques entre 2011 et 2015. EDF s’est engagée sur 5 000 de ces véhicules. Quant aux collectivités locales, EDF participe avec elles à l’expérimentation d’infrastructures de recharge comme à Strasbourg et les aide à développer des solutions de mobilité durable.

 Quel impact pourraient avoir les consommations de ces véhicules sur la consommation globale d’électricité en France ?

 I. C. : Deux millions de véhicules représenteraient seulement 5 à 6 % de la consommation annuelle globale. Ce point ne pose aucune difficulté en ce qui concerne l’énergie. EDF travaille à la mise en place d’un système pour que les véhicules soient rechargés en dehors des pics de consommation.

 Comment imaginez-vous l’évolution des modes de déplacements ?

 I. C. : Le marché du rechargeable devrait se situer autour de 2 millions de Véhicules Electriques/Véhicules Hybrides Rechargeables circulant en France en 2020 dont 2 tiers de VHR. Parallèlement, les motorisations thermiques vont devenir moins énergivores. Enfin, nous verrons apparaître plusieurs solutions de mobilité et la réglementation devrait avoir un impact important sur leur développement. Quoi qu’il en soit, c’est la mobilité dans son ensemble qui va évoluer. Les véhicules décarbonés, les transports collectifs, l’auto-partage, le covoiturage, les quadricycles propres et les autres solutions vont se développer et se compléter. Les technologies de la communication et de l’Internet vont également avoir un impact important sur les déplacements. Dans ce contexte, Pouvoirs publics, entreprises et simples particuliers ont chacun un rôle à jouer. C’est ensemble que nous ferons émerger une mobilité durable.

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