Immatriculations au troisième trimestre 2022 : + 22 % pour l’électrique en Europe

Selon l’ACEA, l’électrique est la motorisation qui a enregistré la plus forte hausse de ses immatriculations en Europe au troisième trimestre 2022.
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Immatriculations 3ème trimestre 2022 Europe

Le 3 novembre 2022, l’Association européenne des constructeurs (ACEA) a publié son compte-rendu des immatriculations de véhicules particuliers, enregistrées en Europe au troisième trimestre 2022. L’essence et le diesel ont ainsi représenté respectivement 37,8 % (823 360 unités) et 16,5 % (360 596 unités) des immatriculations sur cette période dans l’Union européenne. Mais ces motorisations ont aussi accusé un recul par rapport à la même période de 2021 : – 3,3 % pour l’essence et – 4,7 % pour le diesel.

Selon l’ACEA, ce sont les véhicules électriques qui ont fait le bond le plus spectaculaire depuis 2021, en captant 259 449 immatriculations au troisième trimestre 2022, soit + 22 %. Il s’agit là de la plus forte hausse enregistrée, toutes motorisations confondues. Ainsi, les véhicules électriques ont constitué 11,9 % des immatriculations au troisième trimestre 2022.

Diagramme montrant les proportions (en %) des différentes motorisations par rapport au total des véhicules particuliers immatriculés aux troisième trimestre 2022, dans les pays de l’Union européenne. © ACEA

Le PHEV en déclin, le GNV en chute libre

On ne peut pas toutefois en dire autant de l’hybride rechargeable (PHEV), dont les immatriculations ont a contrario diminué sur un an : – 6 % au troisième trimestre 2022, à 184 450 unités (8,5 % du total des immatriculations). D’après l’AFP, c’est la première fois que les immatriculations de PHEV chutent dans l’UE. Quant au full hybrid (HEV), il a emboîté le pas à l’essence, à 22,6 % (492 011 unités) des immatriculations au troisième trimestre 2022, raflant la deuxième place du classement. Le HEV aura augmenté de 6,9 % par rapport à 2021.

Citons aussi le GNV, qui a dégringolé de 52,4 % par rapport au troisième trimestre 2021, et n’a représenté que 0,2 % des immatriculations européennes (3 954 unités). Le GPL a fait un peu mieux (2,5 % des immatriculations, 55 418 unités), en baisse de 9,5 % par rapport au troisième trimestre 2022. La France a fait partie des rares pays ayant montré un intérêt pour le GPL, avec 11 599 immatriculations. Elle suit ainsi l’Italie, où 24 621 voitures carburant au GPL se sont écoulées.

Evolution (en %) du nombre d’immatriculations pour les différentes motorisations, au troisième trimestre 2022, par rapport à la même période en 2021, dans les pays de l’Union européenne. © ACEA

La France, en désamour avec le PHEV, conquise par le HEV…

En France plus précisément, l’hybridation suit deux chemins. Le PHEV a ainsi vu ses immatriculations reculer de 14,3 % par rapport au troisième trimestre 2021, à 25 747 unités sur la même période en 2022. En face, avec 73 882 immatriculations, le HEV a progressé de 15,6 %. C’est la deuxième hausse la plus importante dans l’UE pour ce type de motorisation, derrière, encore une fois, l’Italie (+ 20,8 %). Et ce sont par ailleurs ces deux mêmes pays qui ont, à l’inverse, subi les plus fortes baisses d’immatriculations de PHEV (- 22,2 % pour l’Italie).

… et séduite par l’électrique

En France toujours, avec 47 623 immatriculations, les véhicules 100 % électriques (BEV) ont progressé de 38,3 %. Notons qu’en Allemagne, ce sont 105 598 véhicules électriques qui ont été immatriculés au troisième trimestre 2022, soit plus du double.

Evolution (en %) du nombre d’immatriculations pour les différentes motorisations, au troisième trimestre 2022, par rapport à la même période en 2021, en France. © ACEA