Ineos Grenadier veut succéder au Defender

Prévu pour fin 2021, le tout-terrain Ineos Grenadier reprend l’ADN du Land Rover Defender ainsi que ses utilisateurs potentiels en quête de 4x4 pur et dur, professionnels dans l’âme.

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Ineos Grenadier

Pour donner un successeur au Defender, Ineos Automotive mise sur son Grenadier. La filiale du groupe Ineos (pétrochimie, chiffres d’affaires de 60 milliards de dollars, 22 000 employés) s’est ainsi lancée dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’un vrai 4×4 pur et dur, capable de reprendre le flambeau du tout-terrain et même de faire mieux si possible.

Pour cela, le projet Grenadier, débuté en 2017, a rassemblé quelques ingénieurs, designers et financiers venus de la concurrence avec la volonté de retrouver la philosophie du Land originel. Cette équipe s’est adjoint les ressources techniques de BMW pour le 6-cylindres en ligne 3.0 essence et turbo-diesel, ZF pour la boîte auto 8 rapports, Magna Steyr pour les liaisons au sol, l’ingénierie et la faisabilité technique, Gestamp pour le châssis échelle et Carraro pour les essieux (4×4 permanents avec réducteur et blocages des différentiels, charge utile de 1 t.).

Pour les professionnels d’abord

Il faut y ajouter l’usine de fabrication de la carrosserie et des composants du châssis à Estarreja au Portugal, l’ensemble des pièces étant assemblé dans l’usine de Bridgend au pays de Galles. Ces deux usines représenteront au maximum de 1 000 emplois pour une production qui pourrait atteindre annuellement 20 000 unités à partir de la fin 2021. La commercialisation débutera alors par l’Europe avec comme cible les irréductibles du 4×4 indestructible, les professionnels intervenants en tout terrain et les clients en mal de différenciation sur ce segment encombré : Toyota Land Cruiser HDJ, Ford Ranger, Mitsubishi Pajero, etc.

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