Johnson & Johnson France : une boîte à outils pour la sécurité routière

Au sein de Johnson & Johnson France, la sécurité routière n’est pas un vain mot. Très avancé sur le sujet, ce spécialiste de la santé multiplie les plans d’actions et les indicateurs pour les conducteurs de ses 1 300 VP. Ainsi, un outil collaboratif pour gérer le risque routier de chaque collaborateur va bientôt entrer dans sa deuxième phase de déploiement.

- Magazine N°242
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Safe Fleet Day chez Johnson & Johnson France
Safe Fleet Day chez Johnson & Johnson France

Chez Johnson & Johnson France, les principaux objectifs liés à la sécurité sont les suivants : « Diminuer l’exposition au risque routier de nos collaborateurs, sensibiliser tous les collaborateurs à la sécurité routière, même ceux qui n’ont pas de véhicule de société, et accompagner les managers dans la gestion de leurs collaborateurs. En effet, nous savons que si cette dernière partie est bien faite, cela renforce sensiblement l’adhésion », expose Martine La Roche, responsable du parc de 1 300 VP.

Pour atteindre ses objectifs et suivre ses actions, le groupe mise sur des indicateurs dont deux principaux : le CPMM (Crash Per Million Miles) et l’IPMM (Injuries Per Million Miles). « Nous avons également des indicateurs complémentaires comme les nombres de personnes formées et de conducteurs à risque », complète Martine La Roche (voir l’article).

Un indicateur « Good Saves »

Mais il est aussi possible de créer des indicateurs plus originaux : « Cette année, Johnson & Johnson veut ainsi mettre l’accent sur tout ce qui a été évité dans un nouvel indicateur », annonce Martine La Roche. Baptisée « Good Saves », cette action vise à référencer toutes les actions démontrant la clairvoyance et la bonne formation ou sensibilisation de chaque collaborateur. « Pour le moment, le groupe a juste introduit cette notion mais nous disposerons bientôt d’un outil de reporting », explique la responsable. Chaque collaborateur signalera ses bons comportements et ses bons réflexes dans l’outil, dans une démarche d’auto-sensibilisation.

« Un exemple : je pose une mallette sur le siège arrière, je me rends compte que ce n’est pas une bonne pratique et je l’enlève. Si par la suite je suis amené à freiner brusquement, c’est un “Good Save“ car j’aurai évité d’éventuelles blessures avec cette mallette, illustre Martine La Roche. Pareillement, si je recommande à un collègue de mettre sa ceinture de sécurité alors que nous partageons un taxi et qu’il le fait, c’est un “Good Save“ car ce collègue sera protégé en cas d’accident. Plus les collaborateurs seront auto-sensibilisés et plus la culture de la sécurité sera importante dans la société », avance la responsable.

Le Virtual Risk Manager

Martine La Roche, responsable du parc, Johnson & Johnson FranceDepuis novembre 2017, le groupe a aussi lancé le déploiement en France de l’outil collaboratif Virtual Risk Manager (VRM), déjà utilisé par Johnson & Johnson dans d’autres pays. « Lors de la première phase, nous avons demandé aux collaborateurs de s’inscrire sur la plate-forme et les avons encouragés à prendre des engagements sur un certain nombre de bonnes pratiques : ne pas téléphoner ou manger au volant, respecter les distances de sécurité, mettre sa ceinture de sécurité, ne pas prendre de médicaments incompatibles avec la conduite, etc. », décrit Martine La Roche. Pour les collaborateurs, il suffit de cliquer sur le bouton « Je m’engage ». Des engagements supplémentaires existent aussi pour les managers : assurer le suivi des conducteurs, mener un entretien après chaque accident, etc.

Cette plate-forme Virtual Risk Manager permet aussi de publier des modules d’e-learning. En novembre 2017, le premier portait sur les astuces et bonnes pratiques au volant ; en mai dernier, un second a été lancé auprès de tous les collaborateurs pour leur faire prendre conscience d’autres risques. « Nous limitons la durée des modules à environ 30 minutes et nous nous concentrons à chaque fois sur des sujets différents. Les collaborateurs apprennent des choses ou se rafraîchissent la mémoire », ajoute Martine La Roche.

Recueillir et rassembler les données

Johnson & Johnson va bientôt entrer dans la deuxième phase de déploiement de VRM, qui va porter essentiellement sur la définition des risques de chaque collaborateur en fonction de ses habitudes de conduite et des lieux où il conduit. En s’appuyant sur les profils routiers obtenus, le collaborateur se verra proposer par VRM un parcours d’e-learning personnalisé.

Cet outil très complet a aussi une facette de recueil de données. « Notre objectif : rassembler toutes les informations importantes sur chaque collaborateur (formations effectuées, accidents, présentations de permis, etc.). Gérées dans plusieurs fichiers, ces informations seront à l’avenir accessibles dans un endroit unique pour les collaborateurs et les managers », conclut Martine La Roche.

La flotte de Johnson & Johnson France en chiffres

1 300 VP à 99 % diesel et en pleine propriété sur trois ans. 80 % de véhicules de fonction, 20 % de véhicules statutaires et 3 à 4 véhicules de service en pool.

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