La BEI accorde un crédit de 250 millions à ALD Automotive

La Banque européenne d’investissement (BEI) aide ALD Automotive à financer 15 000 véhicules électriques et hybrides à des conditions attractives, et participe ainsi à l’émergence de ce marché.

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BEI ALD

C’est une première pour la BEI. Avant de signer un crédit de 250 millions d’euros en faveur d’ALD Automotive, jamais la banque de l’Union Européenne n’avait accompagné un acteur de la LLD dans la promotion des véhicules à faibles émissions. « Pour la BEI, le montant de ce prêt est important, explique Ambroise Fayolle, son vice-président. La BEI a vocation à devenir la banque du climat et cette thématique va mobiliser à terme la moitié de nos actions contre le quart aujourd’hui. »

Le financement obtenu va permettre à ALD de constituer une enveloppe de 500 millions d’euros pour acheter 15 000 véhicules électriques et hybrides. Aujourd’hui, la filiale de la Société Générale est à la tête d’une flotte de 1,7 million de véhicules dont seulement 118 000 roulent à l’électrique et à l’hybride. Fin 2020, ces véhicules à faibles émissions devraient être au nombre de 200 000 dans les 43 pays où est présent le loueur. De 7 % au premier semestre 2018, la part des véhicules propres au sein de la flotte d’ALD est passée à 10 % au premier semestre 2019 et devrait atteindre 20 % en 2020.

La question des valeurs résiduelles

« L’arrivée d’une centaine de nouveautés électriques et hybrides au cours de ce second semestre va dynamiser le marché », estime Gilles Momper, directeur financier d’ALD. Le loueur explique avoir remonté les valeurs résiduelles des modèles électriques et les avoir rendus ainsi plus avantageux sous l’angle économique. « Les risques d’obsolescence technologique ne sont plus les mêmes, complète Gilles Momper, et nous avons pu constater que les véhicules électriques se comportaient bien sur le marché de l’occasion. »

De son côté, Stéphane Renie, le directeur RSE du loueur longue durée, apporte un léger bémol : « Nous ne serons pas au 100 % électrique en 2021. Avec des trajets de 400 km par jour, un commercial continuera à rouler en thermique car l’électrique ne peut pas encore répondre à ce type d’usage de manière satisfaisante. »

De son côté, la BEI n’exclut pas d’accompagner d’autres acteurs du marché de la LLD sur ces sujets et laisse entendre que des discussions sont en cours.