La crise maintient le marché du VI au plus bas

Le BTP et le transport routier, deux marchés qui subissent de plein fouet la crise économique. Et dont le manque de dynamisme impacte directement le segment des véhicules industriels, comme l’a relevé l’observatoire du véhicule industriel (VI).

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La crise maintient le marché du VI au plus bas

« Depuis la crise, force est de constater que le marché VI (tracteurs + porteurs) s’est stabilisé à un niveau structurellement bas, obligeant les professionnels à gérer un parc sous contraintes d’optimisation et de réduction de coût », note l’observatoire.

Conséquence, les ventes de VI en France ont baissé de 11 % en 2014 : tandis que les commercialisations de porteurs ont une nouvelle fois reculé de 7,6 % à 15 270 unités de janvier à fin novembre, les ventes de tracteurs ont chuté de 12,8 % à 18 925 unités. Une morosité qui a aussi atteint le marché de l’occasion puisque les immatriculations de VO se sont limitées à 39 820 unités, un niveau jamais vu depuis début 2000.

Premiers touchés par cette crise, les distributeurs dont les carnets de commandes ont diminué de 7,1 % entre 2013 et 2014, principalement du fait de la chute des commandes de tracteurs et de porteurs (- 11,2 et – 2,9 %). Seul le segment des VUL a fait face, avec des commandes en hausse de 4 %.

En 2014, le niveau structurel du marché VI (hors VUL) s’établira donc à environ 40 000 unités. Un chiffre qui ne devrait pas augmenter en 2015, selon l’observatoire du véhicule industriel. Ce dernier envisage, à cause de carnets de commandes peu remplis, un recul de 5,5 % des achats de tracteurs et de 2 % pour les porteurs. La fourchette basse est placée à 37 000 unités, soit 20 000 tracteurs et 17 000 porteurs, tandis que l’hypothèse haute table sur 39 000 véhicules, soit 21 500 tracteurs et 17 500 porteurs.