Nouvelle TVS : quel impact sur les politiques flottes ?

La Poste aura bientôt trois loueurs pour la gestion de son parc de véhicules utilitaires

L’externalisation du parc automobile de La Poste avait marqué le monde de la location longue durée en 2000. Cette année-là, la société avait confié à une structure ad-hoc, le GIE Véhiposte, le financement de ses acquisitions de véhicules, et à des «fleeters», la gestion des véhicules (sur six ans) et des mobylettes (sur trois ans) servant principalement à la distribution du courrier.

- Magazine N°125
1019

A travers La Poste, c’était toutes les entreprises publiques et les administrations qui se retrouvaient ainsi dans la ligne de mire des loueurs longue durée et autres gestionnaires pour compte. Dans le détail,50 000 véhicules utilitaires et 12 000 « 2 roues à moteur » relèvent de contrats de gestion pour compte, alors que les 450 véhicules de fonction conservent un mode de gestion plus classique en LLD (full service).

C’est dans le cadre d’une politique mise en place depuis plusieurs années, se caractérisant par une plus grande autonomie donnée à ses métiers et se concrétisant notamment par la création de la banque Postale au 1er janvier 2006, que la création d’une structure dédiée à la gestion des véhicules, Véhiposte SAS, a été initiée par le Groupe La Poste. Le renouvellement des contrats de gestion prévus pour une mise en place dans le courant du 2ème Trimestre 2006 s’accompagne pour Véhiposte SAS de la gestion du parc auprès non plus de 2 mais de 3 gestionnaires, notamment dans un souci d’émulation entre les prestataires. « Dans les premières années d’externalisation, la baisse des coûts a été principalement mathématique car conjointe à un fort rajeunissement du parc, puisque l’âge moyen est passé de 8,2 à 6 ans », rappelle Christophe Martinet, Directeur commercial de Véhiposte. Il faut aujourd’hui davantage travailler sur le pilotage du parc, les systèmes d’information, en un mot l’optimisation pour une meilleure qualité de service pour notre client, le Groupe La Poste. » Pour les véhicules de fonction, « hormis les conditions tarifaires qui restent un critère prépondérant, nous attachons également une grande importance à la qualité des prestations et aux systèmes d’information », analyse le responsable. « Ce qui manque aujourd’hui à La Poste, ce sont des systèmes d’information fiables. Il nous faut des états mis à jour en temps réel. Lorsque l’on demande un inventaire, il n’est pas possible que l’on y intègre des contrats fermés. » Plusieurs autres dossiers vont occuper Véhiposte dans les prochains mois, comme la recherche de l’homogénéité dans les prestations de gestion et de services des véhicules du Groupe. « Nous sommes en phase de réflexion, dans le cadre d’une légère augmentation du parc », précise Christophe Martinet. Parallèlement, les catalogues de modèles devront poursuivre leur standardisation. « Actuellement, chaque catalogue correspond à un type d’utilisateurs. Nous avons 4 catégories d’utilisateurs qui ont, pour la catégorie qui génère le plus de volume, le choix entre une dizaine de modèles. C’est perfectible, mais avant l’externalisation, nous avions deux fois plus de modèles en choix dans les catalogues ». La Poste n’a en revanche été que faiblement impacté par la nouvelle fiscalité sur la TVS. Car bien avant la réforme (dès 2003), le Groupe avait réfléchi au développement durable. Environ 70 % du parc avait moins de 7 CV et des voitures propres apparaissent, telles que des Toyota Prius.

Nouvelle TVS : quel impact sur les politiques flottes ?