L’alliance Renault-Nissan dévoile ses ambitions dans le véhicule autonome

L’attelage franco-japonais a annoncé le lancement, d’ici 2020, de plus de dix véhicules grand public équipés de capacités autonomes aux États-Unis, en Europe, au Japon et en Chine.

675
L’alliance Renault-Nissan dévoile ses ambitions dans le véhicule autonome

Si de nombreux constructeurs ont misé sur leur présence au CES de Las Vegas pour dévoiler leurs ambitions et leurs innovations dans le véhicule autonome et connecté, l’alliance Renault-Nissan a elle fait le choix de présenter son programme dans le domaine au sein de son centre de recherche dans la Silicon Valley. L’objectif désormais affiché par les deux partenaires : « Zero emissions – Zero fatalities », a anoncé Carlos Ghosn, président-directeur général de l’Alliance.

Si du côté des véhicules électriques, les deux constructeurs peuvent revendiquer la place de leader mondial avec près de 300 000 voitures sur les routes, ils semblaient un peu en retrait sur le véhicule connecté et autonome, malgré la présentation de la Nissan IDS au salon de Tokyo en octobre 2015, et les expérimentations menées par Renault en France.

Une conduite semi-autonome dans un premier temps !

Premier étage de cette ambition : le déploiement, dès 2016, de véhicules équipés d’un système de délégation partielle de conduite « maintien dans une file ». Avec cette fonctionnalité, « la voiture contrôle automatiquement sa position sur une voie, sur autoroute et dans les embouteillages », détaille Renault-Nissan. Dès 2018, une deuxième évolution de la conduite semi-autonome fera son apparition sur les routes. Il s’agira de véhicules équipés d’un système de délégation partielle de conduite « changement de file ». Ce programme assurera une gestion automatique des dangers et permettra le changement de voie sur autoroute.

Enfin en 2020, l’Alliance déploiera dans le monde  un « mode de gestion autonome des intersections »,  grâce auquel la voiture pourra appréhender les intersections en ville sans intervention du conducteur.

La connectivité pas oubliée…

Autre sujet majeur du futur de l’industrie, la connectivité des véhicules. Et dans ce domaine aussi, le travail conjoint des ingénieurs des marques a semble-t-il porté ses fruits. Ainsi, dans le courant de l’année, une nouvelle application pour appareils mobiles « permettant une interaction à distance avec le véhicule », sera lancée. Elle sera suivie, en 2017 du premier « système multimédia de l’Alliance ». Celui-ci « offrira de nouvelles fonctionnalités multimédia et de navigation, optimisera l’intégration avec les smartphones et permettra une mise à jour des données cartographiques en temps réel », annonce les partenaires.

Enfin, en 2018, la « plateforme connectivité et internet des objets de l’Alliance accueillera le nouvel assistant personnel virtuel à destination des particuliers et des entreprises ».

PARTAGER SUR