Laurent Jolivet, Responsable du parc automobile de Carglass : Les quatre chantiers de Carglass

Avec environ 800 véhicules en parc, dont 650 véhicules utilitaires, le spécialiste de la réparation du vitrage automobile compte déployer cette année plusieurs actions pour améliorer la sécurité et l’empreinte écologique de sa flotte.

- Magazine N°155
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Laurent Jolivet, Responsable du parc automobile de Carglass

En 2010, pas question de chômer pour Laurent Jolivet, responsable du parc automobile de Carglass. La société spécialiste de la réparation du vitrage automobile gère environ 800 véhicules dont 200 voitures de fonction et 650 VU (ateliers pour la pose de vitrage automobile à domicile). « Nous essayons d’être visionnaires sur certains sujets et de nous installer dans une démarche de développement », souligne-t-il en rappelant qu’il compte quatre dossiers en chantiers dans ses cartons !

 Premier dossier, « nous avons lancé un plan d’action baptisé « conduite responsable » qui cible à la fois le risque routier et l’éco-conduite. Dans les deux cas, nous menons des actions de sensibilisation et déployons un plan d’action », souligne Laurent Jolivet. L’idée force de cette politique est de garantir la sécurité des collaborateurs et du parc automobile, via notamment un meilleur contrôle des pneumatiques ou une surveillance de la carrosserie pour agir sur la sinistralité des véhicules. Rouler en polluant moins est l’objectif de la stratégie d’éco-conduite déployée en interne via un comité de pilotage qui fait appel à une société de prévention. « Nous cherchons clairement ici à réduire nos rejets de CO2 et à mieux consommer notre carburant via une optimisation de nos tournées », insiste Laurent Jolivet.

 Second chantier, « effectuer une veille active sur le véhicule électrique ». Carglass le déclare haut et fort, il recherche des véhicules innovants et pense que 2010 sera une année de lancements dans ce domaine et qu’il pourra donc trouver des solutions de remplacements pour ses utilitaires qui roulent 40 000 km/an. « Nous en sommes aujourd’hui à un stade embryonnaire. Nous lançons des pistes et nous faisons du sourcing. Si nous trouvons des solutions intéressantes, nous pousserons nos études de marché », explique Laurent Jolivet. De son point de vue, l’intérêt de Carglass est de « s’investir dans une démarche durable et citoyenne auprès de ses clients et de ses collaborateurs, même si cela doit se traduire au départ par un surcoût financier ».

 Troisième chantier, « optimiser les coûts de gestion du poste automobile ». Le travail s’effectuera sur différents postes, qu’il s’agisse du carburant, du loyer ou de la sinistralité. « Nous allons porter une plus grande vigilance au référencement des véhicules en parc », insiste Laurent Jolivet tout en soulignant que les 200 véhicules de fonction sont aujourd’hui à 137 g d’émissions de CO2, contre 155 à 160 g/km auparavant.

 Quant au quatrième et dernier chantier, il porte sur les technologies embarquées et plus généralement, les moyens de communication. Laurent Jolivet n’exclut pas de travailler sur cette thématique de géolocalisation. « Soit les loueurs répondent à nos attentes avec leurs propres solutions, soit nous nous rapprocherons de prestataires dont c’est le métier. Mais il faut que nous avancions sur cette thématique », assure-t-il.

 L’année 2010 verra-t-elle une accélération ou, au contraire, un ralentissement du renouvellement des véhicules de Carglass ? « Nos contrats sont établis sur une durée de 4 ans. Nous renouvelons environ 150 véhicules chaque année. Lorsque les loueurs ont proposé de rallonger la durée des contrats, nous avons passé en revue chaque couple durée/kilomètres avant de prendre des décisions. A 95 %, ils étaient en phase avec nos cycles de roulage ; c’est la raison pour laquelle nous n’avons pas prolongé nos contrats à ce moment là », souligne Laurent Jolivet. Carglass travaille avec trois loueurs (GE Flee Solutions, ING Car Lease et Fraikin Locatime).

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