L’automobile attend un soutien

Ce sont 5 à 6 milliards d’euros qui seront attribués aux constructeurs automobiles français pour faire face à la crise.

- Magazine N°145
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C’est ce à quoi s’est engagé le Premier ministre, François Fillion lors des Etats généraux de l’Automobile le 20 janvier dernier. Toutefois, le chef du gouvernement a assorti cette aide à un certain nombre d’engagements de la part de Renault et de PSA. A commencer par le maintien de la production en France. Par ailleurs, les constructeurs devront aussi s’engager dans la refonte de la filière automobile.

Même si les 5 à 6 Md€ promis devraient dans un premier temps servir à couvrir les « besoins de trésorerie à court terme » des constructeurs, a indiqué le secrétaire d’Etat à l’industrie Luc Chatel, les marques françaises devront aussi s’orienter vers le développement et la commercialisation de véhicules propres. Mais, cette manne accordée aux constructeurs ne règle pas tout. Carlos Ghosn, Président de Renault a en effet souligné la faible compétitivité de l’industrie française. « Il existe entre la production automobile française et celle des pays de l’Est, un écart de 3,5 Md€ liés aux charges sociales et à la taxe professionnelle. Entre une voiture fabriquée à Flins et une autre produite en Europe de l’Est, le surcoût est de 10 à 12 %, soit 1 400 € dont 400 € de salaire, 250 € de taxe professionnelle et 750 € de différentiel de charges sociales. Avec ces deux derniers postes de coûts, le « made in France » est pénalisé de 1 000 €. » Un message clair adressé aux pouvoirs publics alors que se prépare un plan de soutien à l’automobile.

A noter que de son côté, Christian Streiff, Président de PSA Peugeot Citroën, a indiqué vouloir « continuer à travailler à la diminution de ses capacités en France pour préserver sa compétitivité ».